Quand j’étais enfant, j’étais fasciné par le dessin animé « Ulysse 31 » qui été diffusé sous forme de feuilleton chaque soir sur FR3. J’ai vite appris que cette fiction était adapté d’une œuvre antique qu’on appelait « L’Odyssée ». D’ailleurs le vaisseau spatial d’Ulysse s’appelait Odysseus. Dis maman, tu veux bien m’acheter le livre d’Homère ? Autant dire que pour le gamin de dix ans , passer de Nono le robot mangeur de petits clous aux dieu assemblés sur l’Olympe, le choc a été rude. Le livre fut refermé au bout de vingt pages. Je n’ai jamais plus lu « L’Odyssée », bien que mes études d’histoire m’eussent amené sur les bords de la mer Egée, près d’Athènes et de Sparte… Comme pour Proust (qui a aussi son volume dans sa collection) mieux vaut s’armer d’un bon guide avant de plonger dans l’œuvre en elle-même. Et quand le guide se nomme Sylvain Tesson, dont j’ai adoré « S’abandonner à vivre » et « Dans les forêts de Sibérie », c’est parfait.