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Labradford, poètes du minimalisme
Labradford, c’est l’évanescence érigée en art. Trio américain originaire de Richmond, Virginie, formé par Mark Nelson, Carter Brown et Robert Donne, ils ont redéfini le post-rock dans les années 90 en lui retirant ses derniers atours rock. Loin des envolées lyriques d’un Mogwai ou des compositions mathématiques d’un Tortoise, Labradford a déployé un art du murmure et de la lenteur, où chaque note semble suspendue dans l’espace.
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La transformation selon Aaron Shaw
Pour décrire cet album, Pitchfork a dit qu’il est recommandé si vous aimez « Ptah, the El Daoud, Mwandishi, la musique comme force de guérison, la théosophie, un jazz essentiellement organique avec de temps en temps un petit synthé qui fait des gribouillis, des interprétations de Chick Corea et de Kendrick Lamar ». On pourrait ajouter : les nuits brumeuses de Los Angeles, Alice Coltrane, les voyages intérieurs et cette idée, assez ancienne dans le jazz, que jouer de la musique revient parfois à tenter de remettre le monde en ordre.
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Factory Records, l’utopie mancunienne
Plus qu’un simple label, Factory Records était une révolution culturelle. Fondé en 1978 à Manchester par Tony Wilson, Alan Erasmus et Peter Saville (aux pochettes légendaires), il a redéfini le post-punk et posé les bases de la new wave, du rock alternatif et même de la rave culture. Expérimental, avant-gardiste, Factory était aussi un chaos financier absolu, culminant avec l’aventure de l’Hacienda, club mythique et gouffre économique.
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Un Giono servi froid
Un polar montagnard ? Oui. Mais surtout une descente dans la glace intérieure des hommes. Giono n’écrit pas : il tranche.
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« The Dog Stars », l’apocalypse en pilote automatique
Ridley Scott sait toujours filmer. Dommage que son histoire ne soit pas à la hauteur de ses images.
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Le malaise bien au chaud
Derrière son trait faussement léger et son succès critique, « Au-dedans » raconte moins la solitude contemporaine qu’une certaine manière, très occidentale et masculine, de la mettre en récit. Un album sensible, oui, mais aussi un objet très maîtrisé, qui dit autant ce qu’il montre que ce qu’il évite soigneusement.
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Sacré joystick
Nonne en pleine crise de foi, humour noir, critique implicite des autorités religieuses et voyage métaphysique dans une Russie alternative du XIXᵉ siècle : « Indika » ose des audaces rares dans le jeu vidéo, mais se heurte à ses propres ambitions.
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Pour McLaren, Paris c’est une blonde et elle s’appelle Catherine
C’est un Anglais qui signe l’une des plus belles déclarations à Paname, et ce n’est pas un inconnu puisque ce n’est autre que le manager des affreux Sex Pistols, Malcolm McLaren. Avec une invitée de marque : la grande Catherine Deneuve.
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Encore un peu d’été
Dans une époque où les productions cherchent souvent à multiplier les textures, les couches et les effets, Beverly Glenn-Copeland choisit l’espace, le piano et une voix d’une grande fragilité. Un disque doux et apaisé, qui se découvre surtout d’une traite.
