Catégorie : À lire

Le calme trompeur de l’après-guerre

Le calme trompeur de l’après-guerre

Avec « Les Maisons parachutées », Didier Daeninckx remonte le temps jusqu’à une France provinciale du début des années 50 où les morts de la guerre ne sont pas encore tout à fait morts. Une enquête lente, précise, qui se savoure chapitre après chapitre et dont le titre ne révèle son sens qu’à la dernière page.

Gregor, les éclairs et… les pigeons

Gregor, les éclairs et… les pigeons

Avec Gregor, Jean Echenoz s’inspire très librement de Nikola Tesla pour raconter un homme dévoré par ses inventions, qui semble progressivement se retirer du monde. Un roman tendre et légèrement acide sur l’obsession, le génie qui ne rapporte pas forcément d’argent et les pigeons.

Le malaise bien au chaud

Le malaise bien au chaud

Derrière son trait faussement léger et son succès critique, « Au-dedans » raconte moins la solitude contemporaine qu’une certaine manière, très occidentale et masculine, de la mettre en récit. Un album sensible, oui, mais aussi un objet très maîtrisé, qui dit autant ce qu’il montre que ce qu’il évite soigneusement.

Lire l’indicible

Lire l’indicible

Avec « Triste tigre, Neige Sinno refuse les récits réparateurs et les mises en forme attendues de la violence sexuelle. Ni témoignage cathartique ni manifeste, le livre explore ce que la littérature peut -et surtout ne peut pas- face à l’inceste, en faisant de la lecture elle-même un terrain de trouble.

L’hospitalité mise à l’épreuve

L’hospitalité mise à l’épreuve

Une mère décide d’ouvrir sa porte à une migrante, et c’est tout un monde qui se dérobe et se révèle derrière l’hospitalité de façade. « Ce que je sais de Rokia » ne glorifie pas l’accueil : il met à nu ses contradictions, ses malentendus et ses peurs, en faisant de la question migratoire un terrain narratif où la bonne volonté bute sur l’inconnu.

Le mal, en clair-obscur

Le mal, en clair-obscur

Avec son adaptation du roman de Philippe Claudel, Larcenet retourne la BD comme un gant et plonge dans les zones les plus grises de l’âme humaine. Un récit de village, de peur, de honte et de silence, où chaque case semble taillée dans l’os. Une œuvre monumentale, aussi belle que terrifiante.