Adèle Van Reeth « La vie ordinaire », éditions Gallimard, Paris.
Catégorie : Essai
La « french touch » comme cas d’école : comment un mouvement musical est passé en peu de temps de « furieusement hype » à « totalement ringuard ». Bien sûr, des courants qui sont morts, la musique en traîne un bon paquet derrière elle. Mais la plupart du temps, ces mouvements meurent de leur belle mort : les artistes ont tout dit d’un point de vue créatif, ils ont brûlé leurs cartouches, sont harassés et abandonnent. Il reste, dans les archives, les traces d’une production fulgurante, qui a tout dévasté sur son passage, et l’on célèbre ce mouvement. Rien de tel avec la « french touch » : aujourd’hui, c’est un terme qui fait sourire.
Sylvain Tesson, « Un été avec Homère », Editions des Equateurs.
Avec ce livre dont on sent parfois qu’il a été dicté, presque murmuré à voix basse comme une confidence, plus qu’écrit, William Sheller ne signe pas une autobiographie classique.
Pour paraphraser Karl Marx on pourrait commencer par : « un spectre hante l’Europe », et même le monde, celui de la dépression.
Bien sûr on peut feuilleter ce livre du bout des doigts, ou se boucher le
Fabienne Chauvière, « L’intelligence du vivant, des scientifiques racontent », Editions Flammarion, Paris.
En partant du disque de De La Soul, le journaliste Vincent Brunner nous plonge dans les arcanes du sample. Une petite entreprise, qui comme aurait pu le chanter Bashung, ne connait pas la crise.
En donnant son dernier cycle de leçons au Collège de France, Antoine Compagnon marqué par un deuil et sur le point de dire adieu à l’institution, a voulu explorer le thème de la fin : fin de vie, oeuvres de fin de vie. Ce livre est un sommet d’érudition généreuse qui se déguste avec lenteur. Et qui se mérite.
Un étudiant en philo qui lâche la fac pour devenir charpentier ? En France en plus ? ce pays qui sous-estime le travail manuel ? Impensable, et pourtant l’histoire d’Arthur Lochmann est vraie.
