François Audrain est quelq’un qui se plaît dans le détachement. Quelqu’un qui travaille ses chansons
Catégorie : Musique
Pour ceux qui ont eu la chance de découvrir Red House Painters en bloc grâce
Attention : disque poignant. On connaissait la rage de Serge Teyssot-Gay sur scène, à la guitare avec Noir Désir. On a toujours été frappé par sa présence physique (ses sauts carpés, sa façon de martyriser son instrument), son regard imprégné, presque halluciné parfois. On connaît moins la rage de ses mots.
Depuis Craig Armstrong et son album « The space between us » sorti en 1997, nous nous sommes habitués à une certaine musique pop servie par des orchestres symphoniques, bien loin du classique, et bien loin surtout de la variétoche gnan gnan à cordes. Depuis Spiritualized, on sait que l’ambition spectorienne réussit parfois à accoucher de grands albums, que le mur du son n’est pas une pièce de musée.
Ella Fitzgerald revisite les mots de Johnny Mercer avec une délicatesse rare. Accompagnée par l’orchestre soyeux de Nelson Riddle, elle transforme chaque chanson en caresse vocale, révélant une intimité et une légèreté trop souvent éclipsées par sa virtuosité. Un hommage au parolier où la grâce prime sur la performance.
Délaissant pour un temps American Music Club, Mark Eitzel s’offre un disque de jazz-pop nocturne, porté par une trompette superbe et cette voix lasse qui semble avoir déjà tout vécu.
Attention, ça va faire mal : cette compilation jungle, concoctée par DJ Die, est double et sacrément énergique.
« Viva Last Blues » est un disque épuisé, exténué, un disque de solitude radicale. Ceux qui l’écoutent et l’aiment savent pourquoi. Les autres… quels autres ?
On aurait du s’en douter : après les Sugarcubes, Björk, Gus Gus et plus récemment Sigur Ròs, cette terre lointaine qu’est l’Islande est tentée de continuer à nous envoyer ses plus belles productions. Et elle fait bien.
Non, ceci n’est pas une compilation de titres électro influencés par la Brésil comme il en sort en pagaille ces temps-ci. C’est une compilation de titres roots, avec de vraies percussions latines dedans. Et c’est du vrai nanan, croyez-nous !
