Bruno Maman « Bruno Maman », 1 CD (Island/Universal), 2005
Étiquette : 2005
Rob Brown et Sean Booth continuent d’alimenter un culte discret mais passionné. Avec cet album sans titre, le duo britannique impose son rigorisme sonore : machines furieuses, rythmes impitoyables et sculptures électroniques minutieuses, pour un voyage hors du temps et des paillettes du music business.
Je sais bien qu’il ne faut pas juger un disque à sa pochette, mais quelque chose intrigue : sur son précédent album, « Vehicles & Animals », le groupe anglais avait choisi de faire figurer une sorte de tsunami (quel sens de la prémonition), ou plutôt un tourbillon qui emportait un flot d’objets divers dans les airs.
Entre Marseille et l’Occitanie, Dupain mêle instruments traditionnels, pulsations et paroles engagées. Une musique populaire qui ne s’excuse pas de l’être.
Un batteur aux commandes, trois improvisations dans la tracklist : avec Parish, le Norvégien Thomas Strønen signe un jazz de chambre minéral. Pas pour tout le monde.
En ces temps où de nombreux musiciens usent d’une débauche de technologie pour créer, l’invention est-elle toujours synonyme d’ordinateurs, de studios luxueux, de budgets pharaoniques, de sessions d’enregistrement à ralonge ? Certes non, assure Jack White dans la presse à l’occasion de la sortie de ce nouvel album du duo qu’il compose avec sa fausse soeurette de batteuse, Meg.
Si vous croyez que le jazz est une musique ennuyeuse, c’est peut être que vous n’en écoutez pas assez. Ou que l’on vous a fait écouter du free jazz un peu rébarbatif en vous faisant croire que le jazz n’était que ça. Meuh non, ce n’est pas vrai : le jazz, c’est le swing, et avec Fred Pallem, le swing, c’est encore plus entraînant que d’habitude.
Pape du pop made in France, BB pratique une musique un brin désuette, mais si on le croisait dans la rue, on lui dirait « bonjour Bertrand », il nous semble bien te connaitre de vue… non pas dans un « building fin 1900 » comme dans la chanson « Ma rencontre », mais dans un salon à tapisserie orange comme on en faisait dans les années 70.
Michel Godard « Cousins Germains » (CamJazz/Harmonia Mundi)
