Dans son enfance à Halfaouine, dans la Médina de la capitale du pays de Bourguiba, le Tunisien Anouar Brahem a découvert les classiques de la musique populaire arabe grâce à la radio. Aujourd’hui, il vit en France mais sa radio intime capte toujours les ondes musicales et émotionnelles de son pays natal.
Étiquette : 2006
Je dois commencer cette chronique par un aveu : je n’ai jamais vu un film de Tarkovsky. Or cet à ce réalisateur que François Couturier rend hommage tout au long des plages de ce disque hypnotique.
C’est une éclosion que l’on avait vu venir, depuis l’époque où Mayra Andrade, jolie Cap-Verdienne tout juste sortie de l’adolescence, était encore un bourgeon qui n’avait pas trouvé sa pépinière discographique (voir notre portrait). Déjà, elle enchantait les salles avec son répertoire de mornas, de batuques et de coladeras, sorte de grammaire intime de l’émotion, dont elle sait tirer à chaque fois le meilleur.
Séparé de son vieux comparse Kool Shen, avec qui il fait les beaux jours du rap français dans les années 90 avec NTM, Joeystarr est désormais père. Il vient d’enregistrer un album solo. Avant de le sortir, il vient de faire le point sur sa vie, dans un livre. C’est l’occasion pour lui de montrer que derrière sa mauvaise réputation, souvent entretenue par le manque de connaissance qu’on a du bonhomme, il y a un être bien plus complexe que les clichés ressassés par quelques médias complaisants.
Un musicien qui choisit son pseudonyme en référence à Dédale et qui appelle l’un des albums « cadavre exquis » (« Exquisite corpse ») ne peut que donner dans la musique labyrintique et dans les collages surréalistes. C’est précisément la démarche entreprise par Alfred Weisberg-Roberts, qui mêle références musicales du cinéma noir et blanc hollywoodien, voix de crooners et citations tropicales.
D’aucuns (« Les Inrocks » en fait) la considèrent comme la « mère spirituelle des Antony, Devendra et Cocorosie. » On se râcle la gorge, comme les gens qui vont dire quelque chose de désagréable et on le dit tout net : il y a malaise. On argumentera simplement que Chan Marshall n’a pas toujours su donner des concerts aussi palpitants que ceux d’Antony. On l’a vue à la Boule Noire, on n’est pas restés longtemps (voir notre article).






