Les States ont DJ Shadow, la France a DJ Cam. En 1996, Laurent Daumail, surnommé à juste titre « l’homme qui fait pleurer les machines » prend toute sa culture des musiques black, et les fond dans un chaudron, saupoudre le tout de scratches et de beats lourds, très lourds.
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Abstract hip hop
Enfin, le show avec lequel DJ Shadow a tourné en 2002 est disponible en DVD. Pour avoir assisté deux fois (à Paris-L’Elysée Montmartre et à la Route du Saint Malo) à cette performance faite de platines et de projections vidéo (sur trois écrans placés côte à côte derrière Shadow) et y avoir goûté à nouveau tranquillement assis dans un canapé, on peut dire que c’est le genre de choses à voir.
Amon Tobin démontre encore une fois avec brio qu’il est l’un des plus talentueux bidouilleurs de sa génération, c’est qu’il a changé de terrain de jeu : il a découvert les joies de la musique contemporaine.
DJ Shadow revient avec un album audacieux qui bouscule les codes du hip-hop instrumental. Dans ce voyage sonore entre mémoire et innovation, où chaque fragment raconte une histoire. En somme c’est un témoignage de la maturité de son auteur, et une exploration des possibilités infinies du sampling.
Après que l’on ait gavé pendant des années ses oreilles de disques gorgés de guitares sur CD (rappelez vous Dire Straits associé à la communication de Philips autour du CD, support de l’avenir), les années 90, par le biais de Massive Attack ou Portishead, nous ont appris à aimer le disque vinyle. Tout juste deux ans après la sortie de « Dummy », un certain Josh Davis, Californien de vingt-trois ans, allait encore plus loin en enregistrant le premier disque entièrement composé de samples.
Avec « Psyence Fiction », James Lavelle et DJ Shadow signent l’un des disques les plus fiévreux, mutants et hantés de cette fin de siècle. Un laboratoire paranoïaque où hip-hop, rock et électronique se télescopent dans un chaos somptueux.
