L’an prochain, « New Forms » fêtera ses trente bougies. Pour l’occasion, Roni Size montera sur scène pour une tournée de neuf dates dans tout le Royaume-Uni. Pour l’occasion, nous republions sa chronique en une du site.
Catégorie : La discothèque idéale
« Deserter’s Songs », c’est la preuve qu’on peut se perdre, puis revenir. Et parfois revenir plus lumineux qu’on ne l’a jamais été. A ce moment-là, Mercury Rev ne cherchaient pas à refaire surface. Ils voulaient simplement retrouver un peu de sens. Ils ont fini par enregistrer l’un des plus beaux disques de la fin du XXᵉ siècle.
À la fin des années 1990, pendant que l’électronique polit ses surfaces et rêve d’hédonisme global, un disque choisit la rétention. Il ralentit, épaissit l’air, installe un doute durable. Pas une bande-son, pas un manifeste : une zone grise qui refuse de céder.
Audacieux, novateur, cet album a redéfini les frontières musicales de son époque. Par son mélange unique de rythmes africains, de funk et de rock expérimental, l’album continue d’inspirer artistes et auditeurs, consolidant sa place parmi les classiques intemporels de la musique moderne.
Avec « Londinium », Archive délivre l’un des disques les plus sombres, tendus et majestueux du trip-hop britannique. Une œuvre totale, claustrophobe et sublime, qui pose les bases d’un groupe déjà trop grand pour son époque.
Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.
Patti Smith est une enfant de Rimbaud, une poétesse en révolte, une voix qui transforme le chaos en art. Fascinée par la puissance des mots, elle a toujours cherché à insuffler la poésie dans la fureur du rock, comme un cri qui refuse de mourir. « Horses » est l’aboutissement de cette quête : un disque où Paul Verlaine et Hendrix se croisent dans une transe électrique, où chaque phrase est un coup de couteau dans le ventre du conformisme.
Cet album est un voyage intérieur où l’on se perd et se retrouve, enveloppé dans des sons doux comme un rêve qu’on ne veut pas quitter.
Entre spleen urbain et groove hanté, « Blue Lines » fusionne hip-hop, dub et soul pour inventer un son hypnotique et nocturne. Et jette les bases du trip-hop, une révolution musicale venue d’une ville métissée dont on entrendra beaucoup parler ensuite : Bristol.
Un éloge du ralenti signé Josh Haden. Un disque où la musique se dilate, où chaque silence est un vertige. Une œuvre suspendue entre le blues, le jazz et l’introspection la plus pure.
