François Ozon s’attaque à un monument de la littérature française, « L’Étranger » d’Albert Camus, et le fait avec une audace rare. Adapter ce roman, c’est se mesurer à une écriture sèche, lumineuse et philosophique, où chaque mot semble pesé pour ne rien dire de superflu. Ozon ne choisit pas la facilité : il ne cherche pas à “rendre Camus accessible”, mais à rendre visible ce que Camus avait rendu insaisissable, à savoir le détachement radical d’un homme face au monde.
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« Le Canard Enchaîné » de ce jour offre la recension d’un recueil d’articles d’Albert Camus, « Actuelles IV », parue chez Gallimard (voir). En 1955, confie le Palmipède, l’écrivain constatait avec grand regret que dans une enquête d’opinion de « L’Express » intitulée « Comment les Français conçoivent le bonheur ? », seuls 4 Français sur 1000 déclaraient : la liberté.
Oserai-je l’avouer, dussé-je en mourir de honte sous les huées, j’ai peu lu Albert Camus mais à chaque fois je suis épaté par cet alliage de style, de hauteur de vue, et de subtilité dans la description de la psychologie des personnages.
