Goldie, prodige de la drum and bass et figure culte des années 90, livre avec « Timeless« un album fondateur qui marie rythmes frénétiques et mélodies envoûtantes, redéfinissant les codes d’un genre naissant.
Étiquette : Coup de coeur
Comme le rappelaient « les Inrockuptibles » en 1992, les Beach Boys n’ont rien pour passer à la postérité : ils « ont toujours été démodés. Pas de mythologie, pas d’identification possible, rien d’existentiel qui fasse rêver : leurs photos étaient idiotes, leurs pochettes de disques moches ou anodines ». Ajoutez à cela que la plupart des gens nés après 1975 les ont découverts avec l’exécrable chanson « Kokomo » et un clip ridicule au moment de la sortie du film « Cocktail » et l’on comprend de suite pourquoi « Pet Sounds » est connu d’une poignée de connaisseurs, bien qu’il soit bourré de qualités.
En 1997, pour ceux qui ne lisent pas le notes de pochettes des album, c’est un inconnu qui signe l’un des albums les plus remarqués de l’année : originaire de Glasgow, Craig Armstrong est l’arrangeur de Massive Attack. Et il va propulser le trip hop dans une nouvelle dimension : classique, intemporelle, très classe.
Un poing fermé, un filet de lumière verte : le Grec .Pridon signe une electronica sous influence Boards of Canada, avare en effets et riche en mystère.
Bon sang ça vaut le coup d’écouter des tonnes et des tonnes de disques à longueur d’année… Grâce à cette ascèse, on tombe parfois sur une pépite. Ce fut le cas avec « Nocturne impalpable », un disque de musique instrumentale déjà, il y a peu. C’est un donc un filon, un vrai, que tient Sylvain Chauveau. Une mine de talents, qu’il exploite.
Bruno Maman « Bruno Maman », 1 CD (Island/Universal), 2005
Rob Brown et Sean Booth continuent d’alimenter un culte discret mais passionné. Avec cet album sans titre, le duo britannique impose son rigorisme sonore : machines furieuses, rythmes impitoyables et sculptures électroniques minutieuses, pour un voyage hors du temps et des paillettes du music business.
Si vous aimez les histoires d’erreurs fécondes, d’imprévus riches en possibilités nouvelles, le hasard qui fit que Stefan Betke a fait un jour tomber l’un des filtres qui lui servent à composer sa musique électronique, va vous plaire.
Amor Belhom Duo n’est plus, mais son batteur reste actif, et vient prouver après Manu Katché et son album « Neighbourhood » que les adeptes des baguettes peuvent aussi être de fins mélodistes.
« Groupe culte » est un terme qui va comme un gant à ce groupe montréalais. « Sans concessions » est un terme également accolé à ce combo de la galaxie Constellation (Fly Pan Am, A Silver Mount Zion), comme les Ecossais de Mogwai, capables de jouer avec les tympans de leurs spectateurs, le sont.
