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Supergrass « Supergrass is 10. Best of 94/04 »

Supergrass « Supergrass is 10. Best of 94/04 »

Les Anglais soufflent leurs bougies : dix ans après leur arrivée fracassante sur la scène britpop, Supergrass célèbre sa première décennie avec une compilation pétillante. Entre hymnes rock intemporels et pépites inédites, le trio d’Oxford, toujours aussi énergique, prouve qu’il reste un incontournable du paysage musical britannique.

« Paris Fétiche »

« Paris Fétiche »

C’est quoi ? Ce « French classic rendez-vous » a pour décor un Paris de carte postale (le Moulin Rouge, l’archange de la Bastille, le Louvre, tout ça by night). Et pour un projet qu’on sent un peu marketé à la base, c’est très réussi.


Comme la ville est celle des amoureux, on y entend la reprise de « Mon homme » (« My man » par Diana Ross) ou de « L’hymne à l’amour » (« If you love me (really love me) » par Brenda Lee), mais aussi « J’aime Paris au mois de mai » par Eddy Mitchell (dans les années 60, avec la voix d’alors, moins pâteuse) ou « Jolies mômes de mon quartier » par Maurice Chevalier.


Maurice Chevalier qui a chanté « Le twist du canotier » avec Les Chaussettes Noires. Mais ça c’est une autre histoire. « Arrête Jean-Marc me dit ma petite voix intérieure, si tu crois que c’est en montrant que tu as de la culture que tu vas piger plus dans la presse, tu te fourres le doigt dans l’oeil. »


Il y a qui ? Des Français : Polo, qui reprend « A Paris de Francis Lemarque, Claude Nougaro, Barbara, Salvador, Olivia Ruiz, Alain Bashung, des Italiens français d’adoption (Yves Montand, Serge Reggiani), une Allemande (Ute Lemper) et des anglo-saxons. Marc Almond qui fait une cover d’un titre de Brel. « Avec le temps » de Léo Ferré est superbement chanté en français par Abbey Lincoln. On fond littéralement quand sa voix fait mine de déraper sur « devant qui l’on s’traînait ». Cette compilation ne demande pas leurs papiers à ses locataires ; elle est cosmopolite comme le sont les rues de Paris.


Donc C’est une carte postale. Mais une jolie carte postale sonore. Il ne manque que quelques sons de la ville. On aurait aimé entendre un peu de métro, quelques envols de pigeons, ou le bruit des tasses de cafés sur les terrasses ou les zincs).


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« Paris Fétiche », 1 CD (Universal Jazz), 2004

Aldo Romano « Threesome »

Aldo Romano « Threesome »

Fils d’immigrés italiens, Aldo Romano a d’abord tâté de la guitare avant de s’asseoir derrière les fûts d’une batterie. Ami de Claude Nougaro (cet album lui est dédié), Aldo Romano est bien connu pour le trio qu’il a créé avec Louis Sclavis et Henri Texier.

Franz Ferdinand « Franz Ferdinand »

Franz Ferdinand « Franz Ferdinand »

Avec son nom d’archiduc à se faire assassiner à Sarajevo, ce groupe ne va pas déclencher de guerre. Juste une vague de plaisir dans les oreilles de fans de rock vitaminé. On avait déjà noté le nom de combo de Glasgow depuis la soirée Domino à la Boule Noire dans le cadre du festival Les Inrocks (ils s’y étaient produits juste avant Clinic) et l’arrivée de cet album confirme tout le bien qu’on pensait d’eux.

Nova Nova « Memories »

Nova Nova « Memories »

Les étoiles sont déjà mortes depuis des millions d’années quand leur lumière nous parvient. levez les yeux vers le ciel cette nuit, et pensez que l’étoile qui scintille est morte. Il y a déjà cinq ans que le duo français (Marc Durif et Michel Gravil), l’un des premiers pensionnaires du label de Garnier et Morand, s’est désagrégé après son album « La chanson de Roland », sorte d’ode médiévale aux machines, entre futurisme, rêverie et passé.

Le Brésil, entre nostalgie et futur

Le Brésil, entre nostalgie et futur

Les derniers disques de Veloso et Lindsay se font écho l’un l’autre : le premier, brésilien, rend hommage à la musique populaire américaine, tandis que le second, new-yorkais, continue à nourrir sa musique d’influences brésiliennes.