« Ils ont détruit nos cités mais pas notre musique » : voilà le mot d’ordre non pas de la rentrée politique et sociale agitée, mais de la rentrée rap. Si au Plan d’Aou, d’où viennent les les Psy 4 de la Rime, les tours tombent, les problèmes, eux, restent. Après avoir imposé en 2002 (triste année) avec « Block party » un rap intelligent et intelligible, conscient mais qui ne dépasse pas les bornes, les Phocéens toujours saoûlés d’être dans le fossé, reviennent en 2005 (triste année encore) avec « Enfants de la lune ». Et rien ne va mieux. On venait parler d’un album et on a parlé des cités, de la jeunesse qu’on désepère, et de la politique qui ressemble à n’importe quoi. Bien plus proches de Guédiguian que de Pagnol, ces Psy 4 de la Rime !