Colleen « The golden morning breaks »
Un nouveau film de Tim Burton, « Charlie et la chocolaterie » vient de sortir sur les écrans des salles obscures, et la Française Colleen, que l’on avait comparée à une Tim Burton en jupon lors de la sortie de son premier album « Everyone alive wants answers » revient enchanter nos oreilles. Obscure Colleen ? Pas pour les fans d’electronica. Plus lumineux que son prédécesseur, mais tout aussi riche en cordes, ce « Matin doré » est en effet empli de mélodies délicates, minimales, et lumineuses. Mélangeant harmonieusement ambiances médiévales (on songe parfois aux « cantiques de l’extase » de la mystique rhénane Hildegard Von Bingen) et sonorités proches de celles des boites à musique, cet album prouve que l’on peut faire preuve d’autant exigeante qu’Autechre par exemple, sans forcément pratiquer une musique fracassée. Ici, c’est un délicat tapis sonore pour rêveries électronica qui s’offre à nos oreilles.
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Colleen « The golden morning breaks » (Leaf/Chronowax)
21 septembre 2005
