Avec le livre « Anti yéyé », Christian Eudeline rend hommage aux artistes des années 60 qui,
Catégorie : Rencontres
Quand on plonge la tête la première dans « Happiness », disque cotoneux et aérien, tout droit sorti du cortex d’un garçon un peu timide, on a tout de suite envie d’en savoir plus sur son créateur solitaire, le Parisien Sebastien Schüller.
Epiphanies : Ton avant-dernier album, « Aujourd’hui », est sorti en 1996. Je n’ai pas envie de qualifier cette phase entre « Aujourd’hui » et aujourd’hui (sourire). A toi donc de me dire : que s’est-il passé pour toi ? Comment qualifierais-tu cette période pendant laquelle on ne t’a ni vu ni entendu ?
Epiphanies : Votre premier album « Block party » a été disque d’or. C’est une satisfaction de savoir que votre album a donc touché un public large, bien plus large que le public des aficionados de hip hop ? Par exemple, sur M la Music, la chronique de votre premier disque, « Block party », est la plus vue de toutes, alors que nous sommes un site généraliste…
Epiphanies : Vous avez enregistré l’album à trois. Qui est le troisième homme ? Quel est son parcours ?
Quand on a découvert Jad Wio à 18 ans et qu’on écoute « Fleur de métal » très régulièrement depuis douze ans, rencontrer Denis Bortek pour parler du nouvel album de Jad Wio (« Nu Cle Air Pop ») est un plaisir immense. Rendez-vous est pris au Kata-Bar, un bar gothique de la rue Fontaine, proche de Pigalle et réputée pour ses bars à hôtesses. On choisit la cave voûtée pour y tenir l’interview. Une bière à la main, on descend un escalier de pierre, et sous nos pieds, un plancher vitré laisse apercevoir… une stèle funéraire très (trop) bien imitée. On frissonne, on allume l’enregistreur et l’on débute l’entretien. Lugubre cette affaire ? Pas du tout.
Epiphanies : Tu dois avoir à coeur de le défendre. L’an passé, j’ai interviewé Dominique A le jour même où il a appris que Labels t’a rendu ton contrat. Il était furieux. Comment s’est passé la suite pour toi ?
Epiphanies : Notre rencontre a lieu sur l’île Saint-Louis, à quelques pas de ton domicile. C’est marrant que tu habites sur cette île dans laquelle, généralement, on trouve plutôt des gens aisés, et en fin de carrière. C’est pour être dans le même quartier que Moustaki et Brigitte Fontaine ou parce que, étant née à Cuba et originaire du Cap-Vert, tu ne peux vivre que sur une île ?
Quand vous parlez d’indépendance, cela veut dire que vous n’êtes salarié d’aucune radio qui diffusent votre émission. Vous êtes producteur au sens technique (réalisation sonore) et financier ? Qu’est-ce que cela implique ?
Epiphanies : L’an passé, j’ai beaucoup aimé « Shining on you », l’album de Viktoria Tolstoy sur lequel tu as travaillé. J’ai pensé que ton prochain album personnel serait une collection de popsongs. Mais ce n’est pas le cas. As-tu déjà pensé à ajouter des voix à la musique du trio ?
