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ACID-MAGAZINE

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Anywhen "The Opiates"
  • Musique

Anywhen "The Opiates"

  • 19 octobre 2001

Depuis Craig Armstrong et son album « The space between us » sorti en 1997, nous nous sommes habitués à une certaine musique pop servie par des orchestres symphoniques, bien loin du classique, et bien loin surtout de la variétoche gnan gnan à cordes. Depuis Spiritualized, on sait que l’ambition spectorienne réussit parfois à accoucher de grands albums, que le mur du son n’est pas une pièce de musée.

M83 : cosmic electronic
  • Rencontres

M83 : cosmic electronic

  • 5 septembre 2001

Chacun connaît la réplique « aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années. » Les deux membres de M83, natifs d’Antibes, quarante deux ans à deux, biberonnés au rock noisy, en sont une preuve éclatante ! M83 prouve aussi que sur la carte de la techno, la province s’en sort très bien. Venus à La Route du Rock de Saint Malo défendre leur premier album éponyme (Gooom Disques/Chronowax), ils ont créé la surprise.

La Route du Rock de Saint-Malo, fort de Saint Père, samedi 11 août 2001
  • Compte-rendu

La Route du Rock de Saint-Malo, fort de Saint Père, samedi 11 août 2001

  • 16 août 2001

La première partie de la soirée de samedi a été rock : le trio Lift To Experience ont délivré leur rock texan, puis un autre trio, I Am Kloot, leurs jolies chansons boisées, avant que Franck Black ne se présente sur scène en entammant un fameux titre des défunts Pixies : « Gouge Away. » C’est avant tout l’ex Black Francis (son pseudo du temps des Pixies) que les fans viennent voir, et si ces nouvelles chansons composées pour The Catholics remportent un honorable succès, le dodu Américain n’est pas dupe et il donne notamment dans les titres légendaires, comme « Monkey goes to heaven ». Seul hic, mais notoire : Franck Black est dans une forme toute relative, il semble avoir moins la pêche. Mais une légende, ça se respecte.

La Route du Rock de Saint-Malo, fort de Saint Père, dimanche 12 août 2001
  • Compte-rendu

La Route du Rock de Saint-Malo, fort de Saint Père, dimanche 12 août 2001

  • 15 août 2001

Les bristoliens d’Alpha ne sont pas un « plat de nouilles » comme se plait à le croire Richard Bellia, photographe, mais aussi traducteur officiel du festival. Ce dernier transforma chaque conférence de presse en un sous-« Late show with David Letterman », mais Corin et Andy ont de l’humour ; ils ne sont pas « Glad to be sad ». D’ailleurs, pour remplacer le slogan du label Melankolic, ils ont proposé « Happy as Larry » (« A l’aise Blaise » en français). Alpha est un groupe à la musique sensuelle et raffinée, avare de BPM certes, mais pas le produits « d’écroulés » (encore une expression de Richard. Dommage qu’un groupe pourtant auteur de l’un des plus beaux albums sortis en 1997 et récidiviste sur « The impossible thrill » ait été contraint de jouer si tôt et au soleil couchant quand leur trip hop organique aurait été parfait de nuit.

La Route du Rock de Saint-Malo, fort de Saint Père, vendredi 10 août 2001
  • Compte-rendu

La Route du Rock de Saint-Malo, fort de Saint Père, vendredi 10 août 2001

  • 14 août 2001

Ça commence à devenir une habitude : pour la deuxième année, le festival a été ouvert par un groupe mené par un artiste non européen installé en Allemagne : après le canadien Gonzales et son show déjanté l’an passé, ce fut à la Sud-coréenne Valérie Trebeljahr, exilée à Munich et âme de Lali Puna (qui signifie « la fille de Puna », Puna étant sa ville natale) qu’incomba la lourde tâche d’ouvrir les festivités, sous le soleil. On connaissait l’electro pop, l’electro jazz et la techno minimaliste, mais pas tellement l’électro-cold chanté. C’est maintenant chose faite sur scène grâce à Lali Puna, qui ont pour supporters Radiohead, qui adorent leur album « Tridecoder ». Mais la musique électronique noisy de Lali Puna, à peine teinté par le chant faiblard de la très réservée Valérie Trebejahr n’est pas forcément très adapté aux festivals d’été, même si leur venue relève d’une louable intention des organisateurs : ouvrir le festival au delà du rock et de la pop qui ont fait sa renommée. C’est ce qu’on appelle un amuse gueule : si l’on devait filer la métaphore, disons que c’est comme l’olive fourrée à l’anchois : s’il y en a qui adorent, la plupart des gens n’y touchent pas.

Le Pop Club : éloge du bavardage élégant
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Le Pop Club : éloge du bavardage élégant

  • 28 juillet 2001

C’est un rite immuable : quatre soirs par semaine, José Artur prend l’antenne en direct du salon Louis Deluc au Fouquet’s. Le « pop » est une émission culte née le 4 octobre 1965, qui a ses « sociétaires », comme le Français. Un club « pop », au sens de « popular » comme on dit outre-Manche. A propos des débuts de l’émission, José Artur ironise : « On mariait tous les genres. Mais en vieillissant, c’est devenu plus club que pop. » Dans les années soixante, l’émission avait lieu depuis le « bar noir » de la maison de Radio France, elle « était en avance, et on ne suivait pas les autres » précise l’animateur. Par « suivre », Artur signifie copier. Ce sont au contraire les autres qui se sont mis à copier le « Pop » : « il vaut mieux être suivi que suiveur » sourit l’animateur. Il se murmure que les Anglais se branchaient sur Inter pour écouter les nouveautés qu’Artur rapportait des USA et que le monde lui enviait. En France surtout, les programmes télé de l’ORTF se terminant à 22 heures, au moment même où commençait l’émission, le « Pop Club » eut un impact énorme.

Ella Fitzgerald « Sings the Johnny Mercer Song Book »
  • Musique

Ella Fitzgerald « Sings the Johnny Mercer Song Book »

  • 23 juillet 2001

Ella Fitzgerald revisite les mots de Johnny Mercer avec une délicatesse rare. Accompagnée par l’orchestre soyeux de Nelson Riddle, elle transforme chaque chanson en caresse vocale, révélant une intimité et une légèreté trop souvent éclipsées par sa virtuosité. Un hommage au parolier où la grâce prime sur la performance.

The Pascals « The Pascals »
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The Pascals « The Pascals »

  • 9 juillet 2001
Mark Eitzel en dehors du club
  • Musique

Mark Eitzel en dehors du club

  • 20 juin 2001

Délaissant pour un temps American Music Club, Mark Eitzel s’offre un disque de jazz-pop nocturne, porté par une trompette superbe et cette voix lasse qui semble avoir déjà tout vécu.

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