Ça commence à devenir une habitude : pour la deuxième année, le festival a été ouvert par un groupe mené par un artiste non européen installé en Allemagne : après le canadien Gonzales et son show déjanté l’an passé, ce fut à la Sud-coréenne Valérie Trebeljahr, exilée à Munich et âme de Lali Puna (qui signifie « la fille de Puna », Puna étant sa ville natale) qu’incomba la lourde tâche d’ouvrir les festivités, sous le soleil. On connaissait l’electro pop, l’electro jazz et la techno minimaliste, mais pas tellement l’électro-cold chanté. C’est maintenant chose faite sur scène grâce à Lali Puna, qui ont pour supporters Radiohead, qui adorent leur album « Tridecoder ». Mais la musique électronique noisy de Lali Puna, à peine teinté par le chant faiblard de la très réservée Valérie Trebejahr n’est pas forcément très adapté aux festivals d’été, même si leur venue relève d’une louable intention des organisateurs : ouvrir le festival au delà du rock et de la pop qui ont fait sa renommée. C’est ce qu’on appelle un amuse gueule : si l’on devait filer la métaphore, disons que c’est comme l’olive fourrée à l’anchois : s’il y en a qui adorent, la plupart des gens n’y touchent pas.