Comme le rappelaient « les Inrockuptibles » en 1992, les Beach Boys n’ont rien pour passer à la postérité : ils « ont toujours été démodés. Pas de mythologie, pas d’identification possible, rien d’existentiel qui fasse rêver : leurs photos étaient idiotes, leurs pochettes de disques moches ou anodines ». Ajoutez à cela que la plupart des gens nés après 1975 les ont découverts avec l’exécrable chanson « Kokomo » et un clip ridicule au moment de la sortie du film « Cocktail » et l’on comprend de suite pourquoi « Pet Sounds » est connu d’une poignée de connaisseurs, bien qu’il soit bourré de qualités.
Étiquette : essentiels
« Rock, pop, un itinéraire bis en 140 albums essentiels », Editions Le Mot et le reste, 308 pages, 2007
Après que l’on ait gavé pendant des années ses oreilles de disques gorgés de guitares sur CD (rappelez vous Dire Straits associé à la communication de Philips autour du CD, support de l’avenir), les années 90, par le biais de Massive Attack ou Portishead, nous ont appris à aimer le disque vinyle. Tout juste deux ans après la sortie de « Dummy », un certain Josh Davis, Californien de vingt-trois ans, allait encore plus loin en enregistrant le premier disque entièrement composé de samples.
