Si vous aimez les histoires d’erreurs fécondes, d’imprévus riches en possibilités nouvelles, le hasard qui fit que Stefan Betke a fait un jour tomber l’un des filtres qui lui servent à composer sa musique électronique, va vous plaire.
Étiquette : experimental
The Album Leaf « In a safe place », 1 CD (City Slang/Labels), 2004
Oneohtrix Point Never déconstruit la musique comme un architecte déconstruit un bâtiment. Entre harmonies new age détraquées, jingles synthétiques et montages sonores abrupts, Daniel Lopatin façonne un album cérébral et insaisissable, où chaque piste semble se rebeller contre l’ordre établi. Dix ans après, ce casse-tête électronique n’a rien perdu de son étrangeté fascinante.
Son précéddent projet s’appelait « Le projet flou » : c’est dire si Daniel Palomo Vinuesa n’a
eRikm compose à partir d’anomalies numériques pour créer une œuvre sonore insaisissable et fascinante. Avec ses boucles tournoyantes, il évoque la beauté mystérieuse de l’incompréhensible, digne héritier des compositeurs minimalistes.
En France, depuis quelques années, on fait de l’électronica. Ce n’est pas encore une spécialité comme le vin, le parfum ou la haute-couture, mais le genre a ses représentants dont les amateurs connaissent les oeuvres (Hypo, O.Lamm, Colleen, M83) et ses maisons de qualité (Clapping Music, Gooom, Active Suspension).
C’est un entrelac de cordes, une immixtion de bleeps, une féérie miniature, avec gazouillis d’oiseaux et sons de boites à musique. Bienvenue au royaume enchanté et/ou tournmenté de Colleen. Cecile Schott, vingt-six ans, semble avoir rencontré une petite tribu d’elfes, qu’elle a mis au travail contre quelques sucreries.
Un voyage sonore entre glitch, ambient et electronica, où la technique se mêle à la rêverie, offrant une immersion idéale pour les néophytes.
On retrouve ici le guitariste et musicien assisté par ordinateur Damian Catera (voir aussi la
New-York, encore New York. Après The Strokes en 2001, puis Interpol et Radio 4 en 2002, voici encore un groupe bassé à Big Apple, Brooklyn pour être plus précis. Mais c’est un groupe apatride : le chanteur Angus Andrew est né à Melbourne en Australie, Aaron Hemphill (à la guitare et aux boites à rythmes) de Los Angeles et Pat Nature (à la basse et au synthé) et Ron Albertson (batteur) viennent du Nebraska.
