Elle a débarqué en 1989, vêtue d’un cycliste et de baskets Adidas. Elle ressemblait à une Américaine, mais venait de Suède, et nos parents nous ont dit que son papa était jazzman. Elle, c’est Neneh Cherry.
Étiquette : hip hop
Mykki Blanco a longtemps fait de son propre corps un champ de bataille. Sur « Cafe Paradiso », il semble enfin avoir envie d’habiter le monde plutôt que de le provoquer. Un disque de nuit, de sexe, de solitude et de désir, aussi frontal que tendrement mélancolique.
Après les remous de son départ des Concrete Boys, Karrahbooo revient avec NOT DA 2, une mixtape courte et sans prétention, où le rap semble surtout servir à cultiver une certaine indolence.
Baby Keem revient cinq ans après « The Melodic Blue » avec l’envie manifeste de regarder dans le rétroviseur. Las Vegas, l’argent, la famille, les paris sur soi-même : le rappeur californien transforme son enfance et ses obsessions en matière première. Le casino devient autant un décor qu’une métaphore, celle d’une existence où il faut constamment miser, gagner ou tout perdre.
Un disque taillé au scalpel, où Navy Blue transforme ses failles en prises d’escalade et grimpe sans filet entre ombre et lumière. Une montée sèche, tendue, qui tranche et soulève tout à la fois. Bleu Marine a touché le fond de la piscine, et c’est de là qu’il remonte, lame entre les dents, avec un disque qui fend l’eau et perce la surface d’un seul geste.
Un album sans lumière au bout du tunnel, mais avec une certitude sourde : certaines voix, même cabossées, refusent de disparaître. Ni les balles, ni le temps, ni le succès n’ont eu raison de Conway The Machine, qui transforme la survie en manifeste et le rap en acte de persistance.
« What happened to the streets ? », il se passe quoi dans la rue ? Chez 21 Savage, ce n’est ni une formule nostalgique ni une posture de vétéran grincheux. C’est une interrogation sourde, presque inquiète, qui traverse son œuvre depuis plusieurs années et qui dit moins la disparition d’un lieu que la mutation d’un imaginaire : celui du rap, de la rue, et de la manière dont on les raconte.
Alors que le rap français n’en est qu’à ses balbutiements, un jeune homme du nom de Claude M’Barali, mieux connu sous le pseudonyme de MC Solaar, s’apprête à bouleverser la scène musicale hexagonale. Son premier album n’est pas seulement un titre à ralonge mais une promesse : celle d’une révolution sonore où les mots, tels des graines, sont semés avec une précision poétique pour récolter des rythmes envoûtants.
Il pleut sur Marseille et Zamdane ne se cache plus. Il avance, trempé, le regard
Pop urbaine minimaliste, textes ciselés et atmosphères vaporeuses : avec « Bad Boy Lovestory », Theodora déconstruit les codes du R&B et de la chanson française pour livrer un album hybride, sensuel et hypnotique.
