À l’automne 2001, Björk se replie. « Vespertine » est un disque d’intérieur, de chambres feutrées et de murmures électroniques, pensé à contre-courant du monde extérieur — celui, alors, des attentats, du vacarme médiatique, de la brutalité globale. Après l’exubérance, la chanteuse islandaise opte pour l’infiniment petit : micro-beats, harpes, cliquetis numériques, chœurs diaphanes. Une esthétique du retrait, radicale, cohérente… mais pas toujours habitée.