Goldfrapp « Supernature »

Goldfrapp « Supernature »

On aime Goldfrapp pour ses ambiances à la Ennio Morricone, ses nappes de brouillards, et parce que sa musique ressemble à une adaptation cinématographique des oeuvres d’Emily Brontë (« Les Hauts de Hurlevent ») ou Bram Stocker (« Dracula »). On devrait dire « on aimait » car il ne subsiste pas grand chose du charme vénéneux des deux premiers albums du duo sur cette nouvelle livraison. C’est à peine si certains titres s’ornent de motifs baroques. Et pour le reste, on est dans une pop synthétique grand public digne de Kylie Minogue. C’est à dire la musique de monsieur et madame tout le monde. Comment aimer Goldfrapp quand le groupe abandonne ce qui faisait sa particularité ? En lui faisant confiance pour se reprendre à la sortie du quatrième album. Autant dire que si ce « Supernature » (l’hommage à Cerrone fait peu de doute) marche d’un point de vue commercial, on est mal barrés, mes enfants.

★★☆☆☆

Goldfrapp « Supernature » (Mute/Labels)

Ooh la la / Lovely 2 C U / Ride a white horse / U never lnow / Let it take U / Fly me away / Slide in / Koko / Satin chic / Beautiful / Time out from the world / Number 1

lundi 22 août 2005

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Jean-Marc Grosdemouge

J-Marc Grosdemouge

Né en 1975 à Belfort, Jean-Marc fait de la radio depuis l'âge de 13 ans : radios associatives en Franche-Comté, puis RTL, où il a été chroniqueur régulier de « On en parlera demain », et France Inter pour « Les Nuits de l'été ». Titulaire d'une maîtrise d'histoire contemporaine consacrée à la radio, il a aussi été enquêteur pour l'émission Capital. Ancien rédacteur en chef de M-la-Music.net, il a fondé A-C-I-D Magazine en 2017.

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