Pascale Borel « Oserai-je t’aimer ? »
Tous ceux qui ont eu vingt ans dans les années 80 ont dansé sur Étienne Daho, Arnold Turboust et Partenaire Particulier. Ceux-là connaissent Mikado et ses colliers de varech. Tout comme les abonnés aux compilations rétrospectives d’Universal, celles vendues chez les marchands de journaux. À la fin des années 90, Grégory Czerkinski a fait parler de lui en solo. Aujourd’hui, c’est au tour de sa complice, Pascale Borel.
Ce disque va totalement à contre-courant des productions habituelles du label Pschent, spécialisé dans la house. C’est de la pop doucement mélancolique, jazzy, parfois électronique. Elle évoque pêle-mêle le « Voyage en Italie » de Lilicub, le « Projet Bikini » d’Helena Noguerra, ou un Autour de Lucie souriant. Car jamais Valérie Leulliot ne chanterait des paroles qui font rimer Kant et Alicante. Ce disque doit beaucoup à l’interprétation de Pascale Borel. D’une voix mutine ou câline, elle habite les compositions de Jérémie Lefebvre. Elle reprend aussi « Into the Groove » de Madonna, façon downtempo. Difficile d’y reconnaître le tube de Miss Ciccone. Prolongez l’été : osez aimer Pascale Borel.
★★★☆☆
Pascale Borel « Oserai-je t’aimer ? », 1 CD (Pschent/Wagram), 2005
Oserai-je t’aimer ? / Tout entier / J’aime tellement Proust / Into the groove / Alicante / Le sourire de la standardiste / Tout petit / Ne crie plus / Je veux que tu m’embrasses / Comme une bouteille à la mer / Les Bordelaises / 12 ans / Si j’étais une vache
22 août 2005
