Goldfrapp « Supernature »
On aime Goldfrapp pour ses ambiances à la Ennio Morricone, ses nappes de brouillards, et parce que sa musique ressemble à une adaptation cinématographique des oeuvres d’Emily Brontë (« Les Hauts de Hurlevent ») ou Bram Stocker (« Dracula »). On devrait dire « on aimait » car il ne subsiste pas grand chose du charme vénéneux des deux premiers albums du duo sur cette nouvelle livraison. C’est à peine si certains titres s’ornent de motifs baroques. Et pour le reste, on est dans une pop synthétique grand public digne de Kylie Minogue. C’est à dire la musique de monsieur et madame tout le monde. Comment aimer Goldfrapp quand le groupe abandonne ce qui faisait sa particularité ? En lui faisant confiance pour se reprendre à la sortie du quatrième album. Autant dire que si ce « Supernature » (l’hommage à Cerrone fait peu de doute) marche d’un point de vue commercial, on est mal barrés, mes enfants.
★★☆☆☆
Goldfrapp « Supernature » (Mute/Labels)
Ooh la la / Lovely 2 C U / Ride a white horse / U never lnow / Let it take U / Fly me away / Slide in / Koko / Satin chic / Beautiful / Time out from the world / Number 1
lundi 22 août 2005
