Trip-hop de chambre. En 1997, alors que le genre impose ses ambiances brumeuses et urbaines, Alpha prend une autre direction : une plage ensoleillée, une musique orchestrale, feutrée, où la mélancolie se mêle à l’élégance d’arrangements somptueux.
Catégorie : Trip-hop mes beats
À la fin des années 1990, pendant que l’électronique polit ses surfaces et rêve d’hédonisme global, un disque choisit la rétention. Il ralentit, épaissit l’air, installe un doute durable. Pas une bande-son, pas un manifeste : une zone grise qui refuse de céder.
Sous ses allures discrètes, « Care in the Community » installe Monk & Canatella au cœur de la vague bristolienne. Un premier album criblé de bruitages urbains, de beats brisés et d’ambiances nocturnes, parfait contrechamp sombre et vulnérable à la vague montante du trip-hop en ces années 90.
Avec « Londinium », Archive délivre l’un des disques les plus sombres, tendus et majestueux du trip-hop britannique. Une œuvre totale, claustrophobe et sublime, qui pose les bases d’un groupe déjà trop grand pour son époque.
Entre spleen urbain et groove hanté, « Blue Lines » fusionne hip-hop, dub et soul pour inventer un son hypnotique et nocturne. Et jette les bases du trip-hop, une révolution musicale venue d’une ville métissée dont on entrendra beaucoup parler ensuite : Bristol.
Portishead « Dummy », 1 CD (Go ! Beat/Universal), 1994
En 1996, un Suédois au visage anguleux et à la voix de velours sortait un premier album en apesanteur. « Whiskey‘ de Jay-Jay Johanson s’est imposé comme une perle de spleen trip-hop, un disque nocturne et enfumé où les beats de Bristol flirtent avec un jazz spectral. Un album intemporel, insaisissable, dont l’élégance mélancolique continue de hanter les âmes sensibles.
« Nous espérons que vous aimerez cet album. Si c’est le cas, faites-le écouter à vos
Alpha revient des limbes lumineux qui l’ont vu naître pour signer, chez un nouveau label français, son album le plus abouti depuis « Come from Heaven ». Entre tunnel de lumière, voix célestes et trip-hop ouaté, le duo bristolien retrouve une grâce intemporelle qui fait oublier les errements du passé.
Avec leur deuxième album, Portishead abandonne la brume bleutée de « Dummy » pour quelque chose de plus cru, plus hostile, presque clinique. Un disque qui suinte la paranoïa, la honte, la beauté. Et qui consolide le trio comme l’un des groupes les plus singuliers de la décennie.
