« Crèvecœur », c’est la résurrection d’un prophète rock’n’roll, c’est la poésie qui survit à la noirceur, c’est la Puissance Supérieure, cette chose surnaturelle chère à ceux qui ont décroché de la dope, invisible mais présente, qui te regarde de la-haut et te dit : « tiens bon, je suis là. »
Étiquette : 2003
Puisqu’elles étaient dispersées sur des maxis pas très bien distribués, on va enfin pouvoir écouter les raretés electronica de Mouse on Mars : le duo allemand compile le meilleur de leurs cinq EP parus chez Too Pure.
Avec « A Whisper and a Sigh », Jonathan Morali alias Syd Matters ouvre un jardin secret où poussent des guitares brindilles et des claviers en gazon. Entre Nick Drake, Sigur Rós et les « mornes » américains, un premier album hors du temps, tout en chuchotements et en soupirs.
Charlie Haden explore l’Amérique latine avec la même élégance que le jazz : entre boleros mexicains et cubains, le contrebassiste déroule des ballades nocturnes où piano et contrebasse caressent la mélodie, loin du swing démonstratif ou des envolées vocales. Une plongée intime et douce dans un répertoire chargé de nostalgie et de grâce.
Si vous aimez les histoires d’erreurs fécondes, d’imprévus riches en possibilités nouvelles, le hasard qui fit que Stefan Betke a fait un jour tomber l’un des filtres qui lui servent à composer sa musique électronique, va vous plaire.
On savait déjà que François Pinard, patron du label bisontin avait bon goût puisqu’il nous a permis de découvrir l’un des trublions les plus prometteurs de la chanson française : Aldebert. Cela se confirme, puisqu’il vient de dénicher de l’autre côté des Alpes ce chanteur singulier.
Trois ans après sa première apparition chez Tricatel, Count Indigo revient avec une soul élégante et hybride, quelque part entre Marvin Gaye et le dancefloor électronique.
Avec ses guitares, ses violons, ses arrangements parfois presque électroniques et la voix éraillée de Matt Berninger, The National construit une pop sombre et tendue qui ne dévoile pas tous ses secrets à la première écoute.
Le clarinettiste américain David Krakauer a enfin réalisé son rêve : jouer à Cracovie, c’est à dire dans la ville de Pologne dont il tire son patronyme. Il en a rapporté cet album live, enregistré sur plusieurs soirs de juin 2003 au club Indigo.
