Avec « Untrue », son deuxième album, Burial transforme la noirceur urbaine en matière sensible. Une musique de pluie nocturne, de voix fantomatiques et de basses qui ne frappent plus, mais enveloppent. Un disque qui s’écoute comme on traverse une ville endormie, porté par la mélancolie diffuse de ce qui a déjà disparu.
Étiquette : 2007
« And Their Refinement of the Decline » appartient à cette catégorie rare des disques qui ne cherchent pas à être écoutés, mais habités : une musique qui ne se déploie pas dans le temps mais dans l’espace, qui ne s’impose jamais mais finit par tout occuper. À force de lenteur, de retenue et de disparition progressive de ses propres contours, l’album agit moins comme un objet sonore que comme un environnement mental.
Genesis est un groupe qui a énormément changé de physionomie tout au long de sa carrière : d’ailleurs, si les quatre qui racontent l’histoire du groupe sont ceux qui participaient au groupe « historique », ce ne sont en revanche pas ceux du groupe-fondateur : en effet seul Tony Banks et Peter Gabriel étaient là dès le début, en 1967.
Le label Fat Cat qui, il y a peu publiait des raretés de Vashti Bunyan (voir notre article) vient de recruter l’une de ses dignes héritières : la Norvégienne Silje Nes, déjà chouchoute de Bayon qui vient de lui consacrer un long article dans « Libération ».
« Jeunesse se passe » affirme le Bisontin Benoît Dorémus. « Si la jeunesse est un défaut, on s’en corrige bien assez vite » pourrait lui répondre Aldebert, autre chanteur né dans la boucle du Doubs au pays de l’horlogerie.
De la « Dragueuse de fond » au « Lit de la rivière » qui ouvre cet album, il aura fallu attendre quatre ans. Quatre ans à réécouter le précédent album, ainsi que « Naïf comme le couteau », sorti en 1997 (sur un label qui eut tôt fait de couler) et son successeur, en espérant qu’Alexandre Varlet n’ait pas remisé pour de bon sa guitare dans son étui.
Plonger dans l’esprit de ce touche à tout (Nitin Sawhney producteur et auteur de sept albums sous son nom, il s’occupe aussi d’un festival de cinéma et participe à un programme pour aider les enfants des cités à apprendre la musique, et est aussi à l’occasion journaliste musical) est une belle promesse.
Pierre Fageolle, Frédérique Maupu-Flament « Who’s Waouh ! Le dico des pseudos » (Mots et Cie), 286 pages, 13.50 euros.
