Kelsey Lu demande de l’aide à Dieu. Mais peut-être que, pour elle, Dieu n’est jamais très loin : il est dans le violoncelle, dans la voix, dans les autres, dans le monde, et, finalement, dans cette part de nous-mêmes que nous passons tant de temps à chercher ailleurs.
Étiquette : Album
Entre électropop, breakbeats et guitares, Sylvan Esso regarde dans le rétroviseur des années 2000 sans jamais vraiment quitter son époque.
Baby Keem revient cinq ans après « The Melodic Blue » avec l’envie manifeste de regarder dans le rétroviseur. Las Vegas, l’argent, la famille, les paris sur soi-même : le rappeur californien transforme son enfance et ses obsessions en matière première. Le casino devient autant un décor qu’une métaphore, celle d’une existence où il faut constamment miser, gagner ou tout perdre.
Moins dansant que LCD Soundsystem, le nouveau Black Meteoric Star regarde davantage vers les caves que vers les grands dancefloors. Cold wave, EBM, électroclash et vieux synthés analogiques se télescopent dans une musique qui semble avoir retrouvé une cassette perdue des années 80.
Une musique qui ralentit le monde, entre rêve éveillé, douceur mélancolique et souvenirs de sieste. Haruomi Hosono signe un disque aussi délicat qu’une parenthèse, le genre de musique qui donne envie de fermer les yeux et de ne surtout pas regarder l’heure.
Un projet audacieux où Costello troque ses guitares pour un quatuor à cordes, explorant les émotions cachées derrière des lettres fictives adressées à Juliette Capulet. Entre musique de chambre et songwriting baroque, « The Juliet Letters » est un album dense et théâtral, loin des formats pop traditionnels.
Après six ans d’absence, la chanteuse de Los Angeles revient avec « Westside Whimsy », un disque qui ressemble à une invitation à rouler sans destination sur les routes californiennes.
« Deserter’s Songs », c’est la preuve qu’on peut se perdre, puis revenir. Et parfois revenir plus lumineux qu’on ne l’a jamais été. A ce moment-là, Mercury Rev ne cherchaient pas à refaire surface. Ils voulaient simplement retrouver un peu de sens. Ils ont fini par enregistrer l’un des plus beaux disques de la fin du XXᵉ siècle.
Avec cet album, le duo londonien Bassvictim transforme les sons du premier quart de siècle et des premières années internet en une musique de club à la fois crade, euphorique et furieusement contemporaine. Basspunk ne ressuscite pas les années 2010. Il les passe au broyeur et en fait du présent. Un disque qui semble avoir été fabriqué dans les décombres d’une rave.
Même si l’Italie n’est pas ultra représentée dans la pop, il existe néanmoins dans la péninscule une scène aventureuse. Pour preuve, la fille de Baffo Banfi, claviériste de Biglietto per l’Inferno, groupe culte du progressif des années 70, vient de sortir avec « La Maccaia » un album aussi aérien qu’étrangement habité.
