Étiquette : Album

Étienne Daho entre clair-obscur et nuits londoniennes

Étienne Daho entre clair-obscur et nuits londoniennes

« Eden » n’est pas un album de Daho comme les autres : c’est un jardin secret où la pop se fait fragile, où les pulsations électroniques se glissent sous la peau, et où les fantômes d’Astrud Gilberto ou d’Elli Medeiros viennent murmurer à l’oreille du paradis perdu. Un disque à écouter comme on marche dans une brume dense, avec tous ses sens en éveil.

21 Savage face à la disparition du réel

21 Savage face à la disparition du réel

« What happened to the streets ? », il se passe quoi dans la rue ? Chez 21 Savage, ce n’est ni une formule nostalgique ni une posture de vétéran grincheux. C’est une interrogation sourde, presque inquiète, qui traverse son œuvre depuis plusieurs années et qui dit moins la disparition d’un lieu que la mutation d’un imaginaire : celui du rap, de la rue, et de la manière dont on les raconte.

Amaarae « Black Star »

Amaarae « Black Star »

Si 2025 doit retenir un disque qui danse sur le fil du désir et de l’identité, c’est bien celui-ci. Amaarae n’invite pas à écouter : elle ordonne de bouger, de se perdre, de se retrouver. Et dans l’ombre des stroboscopes, on comprend que la fête est sa manière de raconter le monde : complexe, lumineux, effervescent et radicalement vivant.

My Bloody Valentine « Loveless »

My Bloody Valentine « Loveless »

Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.

Mc Solaar « Qui sème le vent récolte le tempo »

Mc Solaar « Qui sème le vent récolte le tempo »

Alors que le rap français n’en est qu’à ses balbutiements, un jeune homme du nom de Claude M’Barali, mieux connu sous le pseudonyme de MC Solaar, s’apprête à bouleverser la scène musicale hexagonale. Son premier album n’est pas seulement un titre à ralonge mais une promesse : celle d’une révolution sonore où les mots, tels des graines, sont semés avec une précision poétique pour récolter des rythmes envoûtants.