Matmos « The rose has teeth in the mouth of a beast » (Matador/Beggars), 2006
Étiquette : avant garde
Panti Will frappe fort avec « H.e.l.l. », un chaos musical aussi inventif qu’inattendu. Ce trio français fusionne électronique, jazz, hip hop, et rock dans une déconstruction sonore aussi radicale que jubilatoire, entre samples vinyles et ambiances gothiques. Un album expérimental où chaque genre se tord et se mélange, pour un album à la fois bizarre et brillant, à faire frémir les conventions.
C’est un entrelac de cordes, une immixtion de bleeps, une féérie miniature, avec gazouillis d’oiseaux et sons de boites à musique. Bienvenue au royaume enchanté et/ou tournmenté de Colleen. Cecile Schott, vingt-six ans, semble avoir rencontré une petite tribu d’elfes, qu’elle a mis au travail contre quelques sucreries.
Un voyage sonore entre glitch, ambient et electronica, où la technique se mêle à la rêverie, offrant une immersion idéale pour les néophytes.
New-York, encore New York. Après The Strokes en 2001, puis Interpol et Radio 4 en 2002, voici encore un groupe bassé à Big Apple, Brooklyn pour être plus précis. Mais c’est un groupe apatride : le chanteur Angus Andrew est né à Melbourne en Australie, Aaron Hemphill (à la guitare et aux boites à rythmes) de Los Angeles et Pat Nature (à la basse et au synthé) et Ron Albertson (batteur) viennent du Nebraska.
Artiste tous supports, la new-yorkaise Laurie Anderson mêle l’exigence sonore de la musique concrète (on est sur le label Nonesuch, qui publie notamment les disques du compositeur contemporain Steve Reich) et l’esprit « pop » propre à la chanson.
