Si on devait enfermer une époque dans une bulle en apesanteur, « Moon Safari » ferait un excellent candidat. 25 ans après sa sortie, l’album planant d’Air reste un chef-d’œuvre de pop électronique, où les synthés vintage côtoient des orchestrations aussi moelleuses qu’un rêve sous valium.
Étiquette : Concert
Une tornade car c’est une artiste américaine à la créativité débordante qui va s’abattre sous vos yeux ébahis sur le festival néerlandais Lowlands. Lors de ses performances hyper énergiques, miss Monáe et retourne le public avec son univers afrofuturiste.
Dans la série « héros de notre temps », aujourd’hui : Bertrand Burgalat. Né le 19 juillet 1963 à Bastia, c’est un peu l’alchimiste pop qu’on n’attendait pas mais qui finit par imprégner tout un pan de la culture française. Commandeur des Arts et Lettres (j’y étais), ce dandy électron libre, à la fois producteur, compositeur et chanteur, a fondé le label Tricatel en 1995, offrant un écrin sonore unique, entre nostalgie rétrofuturiste et mélodies élégamment tordues.
De retour sur ses terres ou presque (le natif de Villefranche sur Saône joue ce soir là à Lyon, Capitale des Gaules), Benjamin Biolay attaque son récital avec « Négatif », sorte de CV du musicien dans lequel ce grand mélancolique se dévoile comme jamais. C’était à l’époque de l’album du même nom, toujours casse gueule après un premier si acclamé (« Rose Kennedy »).
Bien sûr à Rock en Seine, fin août, Massive Attack (featuring Liz Fraser avis aux fans des Cocteaus), PJ Harvey, LCD Soundystem, Lana Del Rey et the Offspring vont se faire déplacer les foules. Mais les plus avertis vont aussi se masser devant le trio new yorkais Blonde Redhead (Kazu et les frères italo-américains Simone et Amedeo Pace)…
Concert à visionner en intégralité. La fine fleur du label jazz Blue Note, sur scène à New York.
Serge Gainsbourg « Le Zénith », 1 DVD (Mercury/Universal), 1989
Cela ne s’invente pas : né le jour même de l’armistice de la Seconde Guerre Mondiale à Allentown (Pennsylvanie), Keith Jarrett devait faire partie de ceux qui libérèrent le piano, de ceux qui, dans les années 70, l’affranchirent de quelques chaînes. C’est en 1972 que Keith Jarrett, autrefois repéré par Art Blakey qui lui fit intégrer ses Jazz Messengers, commença à donner des concerts improvisés.
D’un côté, le saxophoniste majeur de sa génération, Joshua Redman, et de l’autre le pianiste romantique et technique par excellence, Brad Mehldau. Les deux sont ici captés sur la scène du festival de jazz de Marciac en 2011.
Tous ceux qui assistent à des festivals rock en plein air ont déjà connu cette sensation : il est tard, on attend la vedette du soir, fébrile. Parfois, ça tombe à plat (on ne citera pas de noms). Et parfois, c’est proprement magique.
