En France, depuis quelques années, on fait de l’électronica. Ce n’est pas encore une spécialité comme le vin, le parfum ou la haute-couture, mais le genre a ses représentants dont les amateurs connaissent les oeuvres (Hypo, O.Lamm, Colleen, M83) et ses maisons de qualité (Clapping Music, Gooom, Active Suspension).
Étiquette : electronica
Colleen « The golden morning breaks » (Leaf/Chronowax)
Melodium « La tête qui flotte »1 CD (Autres Directions In Music/Musicast), 2005
C’est un entrelac de cordes, une immixtion de bleeps, une féérie miniature, avec gazouillis d’oiseaux et sons de boites à musique. Bienvenue au royaume enchanté et/ou tournmenté de Colleen. Cecile Schott, vingt-six ans, semble avoir rencontré une petite tribu d’elfes, qu’elle a mis au travail contre quelques sucreries.
PEI « Ipatti – Tomorrow will take care of itself », 1 CD (Post Concrete), 2003
Hypo « Karaoké a capella », 1 CD (Active Suspension/Chronowax), 2002
Matmos frappe à nouveau, mais cette fois, avec des scalpels. Le duo inséparable, Drew Daniel et M.C. Schmidt, vient de livrer un album conçu comme un manifeste sonore pour convaincre ceux qui pensent encore que la musique électronique se limite à des beats et des synthés, qu’ils se trompent. Ici, tout commence sur le billard d’un bloc chirurgical : scalpels, foreuses dentaires, ossements manipulés et lasers chirurgicaux deviennent instruments d’un orchestre improbable.
