Quand on plonge la tête la première dans « Happiness », disque cotoneux et aérien, tout droit sorti du cortex d’un garçon un peu timide, on a tout de suite envie d’en savoir plus sur son créateur solitaire, le Parisien Sebastien Schüller.
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Epiphanies : Ton avant-dernier album, « Aujourd’hui », est sorti en 1996. Je n’ai pas envie de qualifier cette phase entre « Aujourd’hui » et aujourd’hui (sourire). A toi donc de me dire : que s’est-il passé pour toi ? Comment qualifierais-tu cette période pendant laquelle on ne t’a ni vu ni entendu ?
« Acheter un disque, est un acte d’amour pour un interprète ou une musique, explique Radio
Chaque soir, Laurent Lavige anime « Ondes de choc » sur France Inter. Une émission coincée entre le « L’instant bleu » de Thierry Dugeon et « Allô Macha » mais plutôt décoincée au niveau ouverture d’esprit. Une émission sans barrières ni frontières, cela ne pouvait que nous intéresser… Rencontre avec Laurent Lavige.
Epiphanies : Votre premier album « Block party » a été disque d’or. C’est une satisfaction de savoir que votre album a donc touché un public large, bien plus large que le public des aficionados de hip hop ? Par exemple, sur M la Music, la chronique de votre premier disque, « Block party », est la plus vue de toutes, alors que nous sommes un site généraliste…
Avec humour et mordant, Agnès Bihl bouscule là où ça fait mal. Une voix espiègle, des textes affûtés : entre émotion et sarcasme, elle frappe juste.Des chanteuses-qui-ont-des-choses-à-dire, il en pousse comme les champignons dans les sous-bois en septembre. Il n’y a qu’à se baisser pour les ramasser. Se baisser est bien le mot : souvent, si la chanteuse se veut drôle, on se pince pour ne pas rire à ses dépens. Ou alors elle fait dans le misérabilisme, et l’on prend ses jambes à son cou encore plus vite. Avec Agnès Bihl, un peu de fraicheur entre dans cette catégorie des chanteuses-qui-ont-des-choses-à-dire, celles qui intriguent pour une page dans « Télérama » (pour toucher les enseignants) ou « Longueur d’Ondes » (pour avoir un article dans un magazine jeté par terre à la sortie d’un concert). Sinon, il y a les brailleuses qui nous montrent bien leur agmydales sur les chaines de téléfaction nationales, mais elles ont à peine commencé à meugler qu’on prend la télécommande pour les zapper. Agnès Bihl fait penser à une Pierre Perret au féminin : elle sait doser émotion et humour, jeux de mots malins et fond. Sa voix est gaie, et elle sait parfois grincer comme la cultissime Magali Noël de « Fais moi mal Johnny » (paroles de Boris Vian, qui intervient aussi dans la chanson). Agnès Bihl n’est pas bileuse, mais parfois fielleuse. Elle appuie, Bihl, pile là où ça fait mal. Et ça fait du bien.
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Agnès Bihl « Merci Maman, Merci Papa » (Naïve)
Quand on a découvert Jad Wio à 18 ans et qu’on écoute « Fleur de métal » très régulièrement depuis douze ans, rencontrer Denis Bortek pour parler du nouvel album de Jad Wio (« Nu Cle Air Pop ») est un plaisir immense. Rendez-vous est pris au Kata-Bar, un bar gothique de la rue Fontaine, proche de Pigalle et réputée pour ses bars à hôtesses. On choisit la cave voûtée pour y tenir l’interview. Une bière à la main, on descend un escalier de pierre, et sous nos pieds, un plancher vitré laisse apercevoir… une stèle funéraire très (trop) bien imitée. On frissonne, on allume l’enregistreur et l’on débute l’entretien. Lugubre cette affaire ? Pas du tout.
C’est le retour des années 80 : ça y est, cette période qu’on a tant voulu oublier dans les années 90, redevient hype. Petit examen des faits : Dave Gahan est toujours vivant malgré une ingestion massive de trucs louches, Kas Product se reforme, Kraftwerk pédale toujours ses tubes en short moule-burne (« Tour de France »), après Daniel Darc, Buzy revient, et les copies apparaissent un peu partout.
Michel Godard « Cousins Germains » (CamJazz/Harmonia Mundi)
