Le successeur de « Debut » incarne l’effervescence de Londres et son esprit avant-gardiste. Entre beats industriels, ballades électroniques et jazz explosif, l’artiste islandaise livre un kaléidoscope sonore qui continue de fasciner. Plongée dans un disque qui a redéfini les frontières de la pop.
Étiquette : Islande
Tel David Bowie autrefois, tel Beck aujourd’hui, Björk est un véritable caméléon, une éponge qui capte tout, une « expérimentatrice populaire », un sonar à la recherche de la moindre vibration artistique. Elle multiplie les collaborations, et peut se révéler insaisissable tant elle est multiple.
Johann Johannsson « IBM 1401, A User’s Manual »1 CD (4AD/Beggars), 2007
Dix ans de carrière pour Björk et il est déjà venu le moment du premier best of. Passée de la marge à une exposition médiatique de plus en plus large, de l’underground aux têtes de gondoles, de l’indépendance à un statut de fille tendance, Björk marque le coup, comme on dit. Et à quelques semaines de Noël sort cette compil.
On aurait du s’en douter : après les Sugarcubes, Björk, Gus Gus et plus récemment Sigur Ròs, cette terre lointaine qu’est l’Islande est tentée de continuer à nous envoyer ses plus belles productions. Et elle fait bien.
Écouter « Ágætis Byrjun », c’est faire un pas de côté, quitter un instant notre monde trop bruyant pour se perdre dans une aurore boréale. C’est un album à écouter seul, un casque sur les oreilles, en fermant les yeux, et en laissant la magie opérer.
