Faut-il y voir un clin d’oeil ironique ? Cet été, la compilation d’Elvis a été annoncée par un single de « A little less conversation », remixé par Junkie XL. Quand on sait que le King a fini sa carrière junkie et habillé taille XL, c’est un peu piquant de voir sa « carrière » dans les hits reprendre en 2002 grâce à un remixeur nommé Junkie XL.
Étiquette : rock
Après quelques maxis (dont quelques uns sur le label Chemikal Underground), et deux passages remarqués à la Route du Route de Saint-Malo, les quatre new-yorkais d’Interpol (dont le siège, en vrai, est à Lyon) signent un premier album dense, fait de chanson urgentes, de tension parfaitement maîtrisée.
Les Radio 4 sont new-yorkais, ils mélangent l’énergie des guitares punk et les joies de l’électronique. Avec un arrière-fond politique qui ne devrait pas déplaire. A commencer par la pochette de ce « Gotham » (comme la ville de Batman), qui est une affiche confectionnée par un atelier de l’école des arts décos en mai 68. Dans la version originale, l’affiche proclame : « Information libre. » Chez Radio 4, c’est le rock qui est libre.
Rothko « A continual search for origins », 1 CD (Too Pure), 2002
Ce qui est sympa, avec The Coral, outre son style (sur)vitaminé, c’est qu’aucune chanson ne se ressemble… ça part dans tous les sens pour dire ce qui est. C’est un peu pompier aussi. Visiblement farfelus, les petits gars de Hoylake (dans le Merseyside, c’est à dire à quelques kilomètres de Liverpool) s’amusent.
Ils sont jeunes et beaux, et la pochette de leur album (sorti depuis un bon
The Capitol City Dusters « Rock Creek », 1 CD (Dischord Records/Chronowax), 2002
Deux compils consacrées au punk français sont sorties en cette année 2002, afin de fêter dignement (et avec liquidités sonnantes et trébuchantes) le vingt-cinquième anniversaire de l’explosion punk : « Nos années punk » pour le côté « encyclopédie » (les notes de pochettes étaient signées Christian Eudeline, auteur d’un bouquin paru cette année chez Denoël). Voici son pendant « compilation de lieu », consacrée au Rose Bonbon, une salle autrefois située à proximité de l’Olympia.
Il était difficile pour les Lèvres Brillantes de donner un successeur au somptueux « The Soft Bulletin » qui l’égale ou le dépasse. C’est du moins ce que l’on pensait. C’était sans compter sur la créativité et le talent de ce groupe hors-normes.
Sur son premier album « 1998 Amerik », paru un peu confidentiellement sur le label Alienor, mais qui lui avait tout de même valu les honneurs d’une Black Session avec Statics, puis un passage à la Route du Rock, Erik Arnaud déclarait emmerder la chanson française. Grand bien lui en fasse !
