A l’occasion de leur venue en concert à Paris (Le Point Ephémère) mardi 20 octobre, retour en cinq albums sur la carrière de Swell.
Étiquette : rock
Mogwai et pop sont deux mots qui, contrairement à Michelle et ma belle, ne vont pas très bien ensemble. Sauf quand il s’agit de Pop, Iggy.
À l’occasion de leur venue en concert à Paris (Le Trianon) samedi 10 octobre 2026, retour sur l’un des meilleurs albums de 2011. Voire des années 2000 en général.
À Christchurch, au début des années 80, un petit label indépendant va transformer l’isolement de la Nouvelle-Zélande en force musicale. De The Clean aux Dead C, Flying Nun a surtout appris à ne jamais se laisser enfermer dans un son.
Falkirk, Écosse, milieu des années 90. Aidan Moffat et Malcolm Middleton bricolent leurs premières chansons avec peu de moyens, beaucoup de guitares, une boîte à rythmes et l’envie manifeste de ne surtout pas ressembler aux groupes qui remplissent alors les pages de la presse musicale britannique.
YHWH Nailgun livre un disque qui refuse obstinément de s’expliquer. Dix titres, un peu plus de vingt minutes, et l’impression d’avoir traversé un espace clos où l’air se raréfie vite. Appelons-le album, EP long ou manifeste compact, peu importe. Ce qui compte, c’est la densité.
« Something Soft » promet l’apaisement mais livre l’inverse : un disque anguleux, bruyant, râpeux, qui transforme la fatigue politique en énergie sonore. Le groupe dublinois y affine une colère déjà très lisible sur leur précédent album, sans la diluer ni la rendre décorative.
En 1995, Fugazi refuse la ligne droite. « Red Medicine » n’est ni un disque de rupture franche, ni une synthèse confortable : c’est un pas de côté, un album qui s’infiltre, grince et contredit l’idée même d’un post-hardcore figé. Un disque inquiet, poreux, qui préfère la friction au slogan.
Si l’on devait résumer cet album en une image, ce serait celle d’un objet lancé à pleine vitesse contre une paroi et qui, en rebondissant, a laissé une empreinte indélébile. Pas de fioritures, pas de compromis : juste le son d’un trio qui a décidé que, pour eux, la musique devait être vécue comme une route sans éclairage, à la seule lueur des phares.
Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.
