Étiquette : rock

Vingt minutes pour serrer la vis

Vingt minutes pour serrer la vis

YHWH Nailgun livre un disque qui refuse obstinément de s’expliquer. Dix titres, un peu plus de vingt minutes, et l’impression d’avoir traversé un espace clos où l’air se raréfie vite. Appelons-le album, EP long ou manifeste compact, peu importe. Ce qui compte, c’est la densité.

Pourvu qu’elles soient douces

Pourvu qu’elles soient douces

« Something Soft » promet l’apaisement mais livre l’inverse : un disque anguleux, bruyant, râpeux, qui transforme la fatigue politique en énergie sonore. Le groupe dublinois y affine une colère déjà très lisible sur leur précédent album, sans la diluer ni la rendre décorative.

L’art de la friction

L’art de la friction

En 1995, Fugazi refuse la ligne droite. « Red Medicine » n’est ni un disque de rupture franche, ni une synthèse confortable : c’est un pas de côté, un album qui s’infiltre, grince et contredit l’idée même d’un post-hardcore figé. Un disque inquiet, poreux, qui préfère la friction au slogan.

L’as du heavy

L’as du heavy

Si l’on devait résumer cet album en une image, ce serait celle d’un objet lancé à pleine vitesse contre une paroi et qui, en rebondissant, a laissé une empreinte indélébile. Pas de fioritures, pas de compromis : juste le son d’un trio qui a décidé que, pour eux, la musique devait être vécue comme une route sans éclairage, à la seule lueur des phares.

My Bloody Valentine « Loveless »

My Bloody Valentine « Loveless »

Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.