Étiquette : USA

Elvis Presley « 30 # 1 Hits »

Elvis Presley « 30 # 1 Hits »

Faut-il y voir un clin d’oeil ironique ? Cet été, la compilation d’Elvis a été annoncée par un single de « A little less conversation », remixé par Junkie XL. Quand on sait que le King a fini sa carrière junkie et habillé taille XL, c’est un peu piquant de voir sa « carrière » dans les hits reprendre en 2002 grâce à un remixeur nommé Junkie XL.

Radio 4 « Gotham! »

Radio 4 « Gotham! »

Les Radio 4 sont new-yorkais, ils mélangent l’énergie des guitares punk et les joies de l’électronique. Avec un arrière-fond politique qui ne devrait pas déplaire. A commencer par la pochette de ce « Gotham » (comme la ville de Batman), qui est une affiche confectionnée par un atelier de l’école des arts décos en mai 68. Dans la version originale, l’affiche proclame : « Information libre. » Chez Radio 4, c’est le rock qui est libre.

Nina Nastasia « The Blackened Air »

Nina Nastasia « The Blackened Air »

A l’heure où tant de logiciels et de machines permettent aux musiciens en herbe de faire très vite de la mauvaise musique, certains s’acharnent à écrire de petites chansons, belles et miraculeuses. Des petits bijoux sertis main, rehausses d’accordéon, des mélodies simples et tendres qui iront toucher le cœur de l’auditeur.

DJ Shadow « The Private Press »

DJ Shadow « The Private Press »

DJ Shadow revient avec un album audacieux qui bouscule les codes du hip-hop instrumental. Dans ce voyage sonore entre mémoire et innovation, où chaque fragment raconte une histoire. En somme c’est un témoignage de la maturité de son auteur, et une exploration des possibilités infinies du sampling.

Brad Mehldau « Progression. The art of the trio volume 5 »

Brad Mehldau « Progression. The art of the trio volume 5 »

Voici que paraît le cinquième volume déjà de « l’art du trio », série avec laquelle le pianiste américain Brad Mehldau a ravi au rock une partie de son public à coup de reprises des Beatles ou de Radiohead, et de compositions personnelles romantiques et inspirées. Et l’on peut dire que cet artiste est prolifique : après le volume 4 de « l’Art du Trio » en 1999 (enregistré au Village Vanguard), et « Places » l’année passée (en partie constitué de morceaux en solo), voici un album double.Et il est rempli rempli de ce spleen si cher à Brad Mehldau. Que dire alors de plus pour vous convaincre que nous sommes face à l’un des artistes qui va marquer durablement son temps ? Peut être dire tout simplement que ce trentenaire allie maîtrise et feeling, fait corps avec son piano. En trio, son jeu est porté par le contrebassiste Larry Grenadier et le batteur Jorge Rossy, dans des morceaux qui se donnent du temps : la plupart font dix minutes ou plus.


Sur ce double live enregistré au Village Vanguard de New York, Mehldau reprend Gerschwin, « River man » de Nick Drake, ou le standard « Cry me a river », mais signe aussi quatre compositions. Avec grâce et technique, et un toucher exceptionnel, ce musicien fan de Led Zeppelin et de Schubert (et qui se refuse à créer des barrières entre « grande » musique et musiques populaires), affirme de plus en plus son style. Un style fait d’ouverture d’esprit, du refus d’être élitiste, n’en déplaise aux puristes du jazz, qui voient d’un mauvais oeil ce rejeton turbulent.


« Progression » qui sonne comme un slogan, porte bien son nom : si la musique est progrès (cf le texte du livret écrit par Mehldau himself), c’est album en est le manifeste.


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Brad Mehldau « Progression. The art of the trio volume 5 », 2 CD (Warner Jazz), 2001

Matmos « A chance to cut is a chance to cure »

Matmos « A chance to cut is a chance to cure »

Matmos frappe à nouveau, mais cette fois, avec des scalpels. Le duo inséparable, Drew Daniel et M.C. Schmidt, vient de livrer un album conçu comme un manifeste sonore pour convaincre ceux qui pensent encore que la musique électronique se limite à des beats et des synthés, qu’ils se trompent. Ici, tout commence sur le billard d’un bloc chirurgical : scalpels, foreuses dentaires, ossements manipulés et lasers chirurgicaux deviennent instruments d’un orchestre improbable.

Ella Fitzgerald « Sings the Johnny Mercer Song Book »

Ella Fitzgerald « Sings the Johnny Mercer Song Book »

Ella Fitzgerald revisite les mots de Johnny Mercer avec une délicatesse rare. Accompagnée par l’orchestre soyeux de Nelson Riddle, elle transforme chaque chanson en caresse vocale, révélant une intimité et une légèreté trop souvent éclipsées par sa virtuosité. Un hommage au parolier où la grâce prime sur la performance.