A l’occasion de leur venue en concert à Paris (Le Point Ephémère) mardi 20 octobre, retour en cinq albums sur la carrière de Swell.
Étiquette : USA
Quatre ans après « The Great Awakening », Jonathan Meiburg et Shearwater reviennent avec un disque autoproduit, financé par leur public. Une musique qui rase les flots pour mieux s’élever.
Catherine Meurisse embarque Henry David Thoreau dans une comédie d’écosabotage. Animaux bavards, patrons bornés, barrage à faire tomber : la nature, version joyeux bordel.
Labradford, c’est l’évanescence érigée en art. Trio américain originaire de Richmond, Virginie, formé par Mark Nelson, Carter Brown et Robert Donne, ils ont redéfini le post-rock dans les années 90 en lui retirant ses derniers atours rock. Loin des envolées lyriques d’un Mogwai ou des compositions mathématiques d’un Tortoise, Labradford a déployé un art du murmure et de la lenteur, où chaque note semble suspendue dans l’espace.
Après quelques essais confidentiels, Cancer House sort de l’ombre pour mieux nous y replonger avec « The Moth », premier véritable album où le slowcore prend des airs de bande-son d’une lande battue par les vents.
Après les remous de son départ des Concrete Boys, Karrahbooo revient avec NOT DA 2, une mixtape courte et sans prétention, où le rap semble surtout servir à cultiver une certaine indolence.
Chez Bill Callahan, le brouillard n’est pas un accident météorologique : c’est une position morale. Une manière d’écrire et d’enregistrer à contre-jour, en refusant la transparence comme la confession.
Kelsey Lu demande de l’aide à Dieu. Mais peut-être que, pour elle, Dieu n’est jamais très loin : il est dans le violoncelle, dans la voix, dans les autres, dans le monde, et, finalement, dans cette part de nous-mêmes que nous passons tant de temps à chercher ailleurs.
Baby Keem revient cinq ans après « The Melodic Blue » avec l’envie manifeste de regarder dans le rétroviseur. Las Vegas, l’argent, la famille, les paris sur soi-même : le rappeur californien transforme son enfance et ses obsessions en matière première. Le casino devient autant un décor qu’une métaphore, celle d’une existence où il faut constamment miser, gagner ou tout perdre.
Moins dansant que LCD Soundsystem, le nouveau Black Meteoric Star regarde davantage vers les caves que vers les grands dancefloors. Cold wave, EBM, électroclash et vieux synthés analogiques se télescopent dans une musique qui semble avoir retrouvé une cassette perdue des années 80.










