Il est des concerts qui se méritent : il faut parcourir de petites rues, franchir une porte quasi anonymes, avancer dans le froid de l’hiver. C’est en 2003 que j’ai découvert Deleyaman, époque « 2 ». A ce moment, je chroniquais pour le défunt site m-la-music.net. Après écoute du disque et coup de coeur immédiat, naturellement suivi d’un papier laudateur, je me rendais pour la première fois à la Menuiserie de Pantin, pour y entendre ce groupe de world moderne, basée sur des programmations, aux accents arméniens (Le duduk) dont la voix féminine, Béatrice Valentin, évoquait celle de Lisa Gerrard, soit un chant empreint de mystère, de fumerolles d’encens et d’une certaine exigence pop.