Il faut avoir vu ça une fois dans sa vie : un public « pop » écoutant quasi-religieusement un concert. Il faut dire que le cadre -l’ancien couvent des Recollets à Paris- s’y prête, et que Francesco Tristano, cheveux longs, physique à la Robinson Stévenin (mêmes traits minéraux, même regard mystérieux, un peu des yeux de loup) a une belle présence sur scène. Pourtant, la dernière fois qu’on l’avait vu, le public s’était montré particulièrement grossier à son égard. Pendant tout son set en compagnie de Murcof, à la Cigale, lors du festival Factory, les gens présents parlaient, inattentifs à la magie de sa musique.