L’ennui, quand on est diplomate, c’est qu’il faut passer ses journées à sourire à tout le monde. Travaillant à la division diplomatique du Bureau International du Travail à Genève, Albert Cohen s’astreint à sourire à tous le jour, mais quand vient la nuit, il a a d’autres moeurs. Comme les gens du dehors sont « si vite méchants, méchants pour rien », il décroche son téléphone pour ne plus avoir à les supporter. Tout comme les « salauds » dont il ne livrera pas les noms. De toute façon, assène l’incipit de ce récit : « chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte ».