On l’entend partout, à table comme sur les plateaux : « Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes. » La formule fait frissonner, elle sert d’avertissement. Problème : elle est fausse, ou du moins très incomplète. Retour sur un mythe tenace.
Étiquette : Allemagne
Au XVIIe siècle, une femme vit sous l’identité d’un homme dans un village allemand. Sandra Hüller, immense, dans un film d’une rigueur rare.
Publié en 2000 par Uwe Zahn sous l’alias Arovane, sur le label berlinois City Centre Offices, l’album s’est toujours tenu à distance respectable des démonstrations de force de l’IDM de l’époque. Pas de surenchère rythmique, pas de glitch comme trophée, mais une patience rare, presque désuète : laisser le son respirer, attendre que quelque chose affleure.
Depuis leurs débuts à Düsseldorf au milieu des années 90, Mouse on Mars, duo formé de Jan St. Werner et Andi Toma, navigue entre techno, IDM, ambient et expérimentations sonores. Toujours à la frontière entre la rigueur allemande et le chaos organique. Leur musique, à la fois cérébrale et tactile, semble dialoguer avec le monde numérique autant qu’avec le vivant.
Huit heures de podcast pour suivre les derniers collabos dans le château des Hohenzollern : avec « Sigmaringen, le crépuscule des bourreaux », Philippe Collin réussit l’exploit de rendre captivant ce repli grotesque de la Collaboration, loin des clichés et des récits faciles, avec la méthode historique qui s’imposent. Un grand podcast, au sens plein du terme : vivant, rigoureux, salutaire.
Albin Michel réédite ce livre pointu mais fort utile, devenu difficilement trouvable ces dernières années. Si la lecture du « Journal » d’Anne Frank est à juste titre une lecture incontournable de tout collégien ou lycéen, la lecture de « LTI » devrait l’être pour tous ceux qui veulent pousser plus loin la compréhension du régime hitlérien et ses racines idéologiques.
Les longues plages électroniques de Mapstation, conçues par Stephan Schneider (To Rococo Rot), sont une expérience en solitaire. Entre electronica apaisée et dub sous Tranxène, humanisé par la voix de Ras Donovan, « A Way to Find the Day » est un album fait pour rêver, loin des clichés de la musique de relaxation.
Thomas Brinkmann mélange techno minimaliste et références soul avec des samples d’Isaac Hayes et The Soul Children, créant une musique funky et dansante, idéale pour l’été.
