L’an prochain, « New Forms » fêtera ses trente bougies. Pour l’occasion, Roni Size montera sur scène pour une tournée de neuf dates dans tout le Royaume-Uni. Pour l’occasion, nous republions sa chronique en une du site.
Étiquette : Bristol
Trip-hop de chambre. En 1997, alors que le genre impose ses ambiances brumeuses et urbaines, Alpha prend une autre direction : une plage ensoleillée, une musique orchestrale, feutrée, où la mélancolie se mêle à l’élégance d’arrangements somptueux.
À la fin des années 1990, pendant que l’électronique polit ses surfaces et rêve d’hédonisme global, un disque choisit la rétention. Il ralentit, épaissit l’air, installe un doute durable. Pas une bande-son, pas un manifeste : une zone grise qui refuse de céder.
Entre spleen urbain et groove hanté, « Blue Lines » fusionne hip-hop, dub et soul pour inventer un son hypnotique et nocturne. Et jette les bases du trip-hop, une révolution musicale venue d’une ville métissée dont on entrendra beaucoup parler ensuite : Bristol.
« Abbaon Fat Tracks » est un condensé de cette philosophie : un titre insaisissable, labyrinthique, où Tricky impose sa propre logique, refusant toute forme de lisibilité traditionnelle. Il ne se livre pas, il se dilue, il trouble, il dérange. Et c’est précisément ce qui en fait une pièce essentielle de l’équation Maxinquaye.
Le son de ce label ? Basses rondes, atmosphères feutrées et beats langoureux, le tout bercé par un feeling organique qui contraste avec la froideur plus urbaine de certains de leurs contemporains.
Hip-hop, funk, disco et early house : le collectif Wild Bunch dont est issu Massive Attack, avait peu d’oeillères et beaucoup de goût. DJ Milo, membre fondateur du légendaire collectif bristolien The Wild Bunch, a conçu cette anthologie retraçant l’épopée sonore de cette formation pionnière.
À la fin des années 90, la drum & bass s’essaie à la pop, et « Ultra Obscene » en est l’un des meilleurs exemples. Derrière ce projet éphémère, on retrouve Roni Size et DJ Die, figures de la scène jungle de Bristol, épaulés par la chanteuse Léonie Laws. L’idée ? Injecter du chant et du songwriting dans un genre souvent instrumental et club-friendly.
« Black Steel » est une reprise qui transcende le « Black Steel in the Hour of Chaos » de Public Enemy. Sorti en 1995 sur Maxinquaye, ce titre résume tout ce que Tricky incarne : chaos créatif, hybridité sonore et défiance vis-à-vis des conventions musicales. Tricky ne se contente pas de rendre hommage aux vétérans du hip hop US : il déchire, déstructure, et plonge l’original dans un bain industriel pour en faire une déclaration radicale et personnelle. Une nouvelle preuve que, dans l’univers chaotique et fascinant de Tricky, tout est matière à invention.
Dans l’obscurité feutrée d’un studio de Bristol, Mark Saunders se plonge dans son univers sonore,
