« What happened to the streets ? », il se passe quoi dans la rue ? Chez 21 Savage, ce n’est ni une formule nostalgique ni une posture de vétéran grincheux. C’est une interrogation sourde, presque inquiète, qui traverse son œuvre depuis plusieurs années et qui dit moins la disparition d’un lieu que la mutation d’un imaginaire : celui du rap, de la rue, et de la manière dont on les raconte.
Étiquette : Disque
Avec « Londinium », Archive délivre l’un des disques les plus sombres, tendus et majestueux du trip-hop britannique. Une œuvre totale, claustrophobe et sublime, qui pose les bases d’un groupe déjà trop grand pour son époque.
Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.Le erveau tordu de Kevin Shields a inventé l’album à vivre : car oui « Loveless » est une expérience, un disque qui avale l’auditeur, le broie sous des vagues de guitare et le recrache hébété, groggy, sans qu’il puisse dire s’il vient d’assister à une messe païenne ou à une déflagration nucléaire sous codéine. Car « Loveless » est une hallucination, un précipice sonore, un disque dont les contours restent flous même après des centaines d’écoutes. Un disque qui semble toujours vivant, comme s’il se reconfigurait à chaque passage.
Un voyage percussionniste à l’esprit grand ouvert, entre transe fragile et textures hypnotiques. Joe Westerlund signe un album dense, parfois chancelant, où chaque groove semble titiller le temps et l’espace.
Fabiano do Nascimento « Cavejaz » (Leaving Records, 2025)
Un Britannique qui ne cherche pas à séduire en surface, mais sculpte le son comme on travaille le métal ou la pierre. Chaque percussion est un impact, chaque texture un souffle qui s’immisce dans le corps.
C’est l’histoire d’un groupe qui a traversé les années 90 comme une vieille bagnole américaine : peinture écaillée, moteur sublime, mais les passagers claquent la porte.
Alors que le rap français n’en est qu’à ses balbutiements, un jeune homme du nom de Claude M’Barali, mieux connu sous le pseudonyme de MC Solaar, s’apprête à bouleverser la scène musicale hexagonale. Son premier album n’est pas seulement un titre à ralonge mais une promesse : celle d’une révolution sonore où les mots, tels des graines, sont semés avec une précision poétique pour récolter des rythmes envoûtants.
Sur « Son of Spergy », Daniel Caesar livre un album confessionnel, humble et puissant : un
Il faisait partie de cette race à part de chanteurs qui ont servi la poésie en marge du show‑biz, avec exigence et humilité. Jean Guidoni a toujours transformé la mélancolie, le désir et la fragilité en chansons radicales et nécessaires, laissant derrière lui une œuvre intime et profonde.
