Le sacré mais pas les dogmes : celui qu’on fabrique soi-même, à la force du doute et de la vision. Avec « LUX », enregistré avec le London Symphony Orchestra sous la direction de Daníel Bjarnason et qu’elle produit elle-même, elle ne signe pas seulement un album ambitieux — elle impose un nouvel espace, quelque part entre opéra, liturgie et pop expérimentale.
Étiquette : Disque
Patti Smith est une enfant de Rimbaud, une poétesse en révolte, une voix qui transforme le chaos en art. Fascinée par la puissance des mots, elle a toujours cherché à insuffler la poésie dans la fureur du rock, comme un cri qui refuse de mourir. « Horses » est l’aboutissement de cette quête : un disque où Paul Verlaine et Hendrix se croisent dans une transe électrique, où chaque phrase est un coup de couteau dans le ventre du conformisme.
Après plusieurs albums où la mélancolie flirtait avec l’électronique glaciale, Austra revient avec « Chin Up Buttercup », un disque où la douleur se danse et se chante. Katie Stelmanis transforme les blessures intimes en pulsations électro, et chaque morceau devient un exutoire à la fois intime et collectif, entre confession et catharsis lumineuse.
Cet album est un voyage intérieur où l’on se perd et se retrouve, enveloppé dans des sons doux comme un rêve qu’on ne veut pas quitter.
« Crèvecœur », c’est la résurrection d’un prophète rock’n’roll, c’est la poésie qui survit à la noirceur, c’est la Puissance Supérieure, cette chose surnaturelle chère à ceux qui ont décroché de la dope, invisible mais présente, qui te regarde de la-haut et te dit : « tiens bon, je suis là. »
Entre spleen urbain et groove hanté, « Blue Lines » fusionne hip-hop, dub et soul pour inventer un son hypnotique et nocturne. Et jette les bases du trip-hop, une révolution musicale venue d’une ville métissée dont on entrendra beaucoup parler ensuite : Bristol.
Un disque à ranger dans la discothèque des gens exigeants, entre Programme et Expérience, pas loin non plus de Joy Division, The Cure, The Chameleons. Vous avez déjà tous bijoux de 4AD (Bauhaus, This Mortal Coil, Dead Can Dance) ? Ce coup de coeur aux plaisir inconnus est un diamant noir de plus.
Là où Nick Drake soufflait ses mots comme des promesses incertaines, Demian Dorelli répond par une poignée de notes, fragiles et précieuses, comme si elles allaient disparaître à peine touchées.
À 70 ans, Kim Gordon ne regarde pas en arrière. Plutôt que de s’installer dans le confort d’un héritage rock, elle façonne le bruit du futur avec « The Collective », un album où trap déconstruite, spoken-word spectral et beats industriels s’entrechoquent. Loin des guitares noisy de Sonic Youth, elle explore un territoire abrasif, radical, où chaque son semble taillé au scalpel.
