L’affaire a fait grand bruit il y a quelques mois : les « manuscrits perdus » de
Étiquette : littérature
Au commencement était le rock. Et le rock s’est fait chair avec -entre autres- Pavement. Et le rock devint foutraque. Puis Pavement vint en France. Groupe qui donna un concert aux Transmusicales de Rennes. La suite : ils marièrent et eurent beaucoup d’enfants ? Pas si simple. On rembobine.
L’ennui avec les grands classiques, c’est qu’avant même de les avoir lus, ils sont entourés d’une aura, de mythes, et pour le dire tout net : avec les adaptations ciné, le passage de l’oeuvre dans l’imaginaire collectif, on est atteint par des idées reçues, des préjugés. La plupart du temps quand on dit « Frankenstein » le commun des mortels pense à la créature alors que c’est le nom… de son créateur genevois. Victor de son prénom.
Il n’y a pas que dans la Bible qu’on lit souvent les mots Dieu et lumière. Chez Christian Bobin, disparu en 2022, aussi.
Sylvain Tesson, « Un été avec Homère », Editions des Equateurs.
Oserai-je l’avouer, dussé-je en mourir de honte sous les huées, j’ai peu lu Albert Camus mais à chaque fois je suis épaté par cet alliage de style, de hauteur de vue, et de subtilité dans la description de la psychologie des personnages.
Convoquant Cocteau ou Bernanos, celui que d’aucuns considèrent comme un anar de droite, scrute la France de près. Ça donne envie d’aller boire un Viandox bien chaud sur le zinc du bar d’un village paumé en pleine cambrousse, en lisant la PQR, entendez : presse quotidienne régionale. Sauf que parfois, lire la PQR ca salit les mains et l’âme. Lire Tesson fils, ça rend meilleur.
Le roman qui a inspiré le film d’Alain Corneau est un bijou. Par son écriture claire, nette et précise, Quignard nous fait entrer dans l’intimité de Monsieur de Sainte Colombe. Un musicien austère qui a bien existé avant de vivre au cinéma sous les traits de Jean-Pierre Marielle.
En donnant son dernier cycle de leçons au Collège de France, Antoine Compagnon marqué par un deuil et sur le point de dire adieu à l’institution, a voulu explorer le thème de la fin : fin de vie, oeuvres de fin de vie. Ce livre est un sommet d’érudition généreuse qui se déguste avec lenteur. Et qui se mérite.
Après « Tu montreras ma tête au peuple », et avant « Mon Maître et mon vainqueur » qui fait l’actualité de la dernière rentrée littéraire, il existe ce roman de François-Henri Désérable, consacré à Evariste Galois.
