À plus de soixante ans, DJ Krush ne se contente pas de rejouer son propre passé. Avec « TOKYØHUM », il retrouve quelque chose de neuf dans les ruines électroniques de sa ville.
Étiquette : trip hop
À la fin des années 1990, pendant que l’électronique polit ses surfaces et rêve d’hédonisme global, un disque choisit la rétention. Il ralentit, épaissit l’air, installe un doute durable. Pas une bande-son, pas un manifeste : une zone grise qui refuse de céder.
Sous ses allures discrètes, « Care in the Community » installe Monk & Canatella au cœur de la vague bristolienne. Un premier album criblé de bruitages urbains, de beats brisés et d’ambiances nocturnes, parfait contrechamp sombre et vulnérable à la vague montante du trip-hop en ces années 90.
Avec « Londinium », Archive délivre l’un des disques les plus sombres, tendus et majestueux du trip-hop britannique. Une œuvre totale, claustrophobe et sublime, qui pose les bases d’un groupe déjà trop grand pour son époque.
En 1996, un Suédois au visage anguleux et à la voix de velours sortait un premier album en apesanteur. « Whiskey‘ de Jay-Jay Johanson s’est imposé comme une perle de spleen trip-hop, un disque nocturne et enfumé où les beats de Bristol flirtent avec un jazz spectral. Un album intemporel, insaisissable, dont l’élégance mélancolique continue de hanter les âmes sensibles.
Avec leur deuxième album, Portishead abandonne la brume bleutée de « Dummy » pour quelque chose de plus cru, plus hostile, presque clinique. Un disque qui suinte la paranoïa, la honte, la beauté. Et qui consolide le trio comme l’un des groupes les plus singuliers de la décennie.
