Du gramophone au balladeur numérique, du caf’-conc’ aux Zéniths, la chanson française est dans tous ses états à la Bibliothèque Nationale de France.
Une exposition sur la chanson française. Enfin ! Quand on apprécie cet art si quotidien, si intemporel, on ne peut qu’apprécier que la vénérable Bibliothèque Nationale de France s’empare du sujet. Allons nous faire une idée précise sur place. Premier bon point : le lieu respire les couleurs, ce qui est divertissant, et tranche avec l’ordinaire des galeries sombres. On commence la visite de ce siècle de chanson en 1900 avec les cafés-concerts et les cabarets. Puis c’est la guerre de 14-18 (chansons bellicistes, ou chansons qui soutiennent le moral des troupes) puis vient l’heure des revues (Mistinguett, Joséphine Baker), interrompue par la deuxième guerre mondiale de 1939 à 1945 (quoique, tandis qu’André Dassary chante « Maréchal nous voilà », certains artistes se produisent pour l’Occupant), et la reconstruction (qui voit éclore Piaf, Aznavour, Trénet).