Motörhead flirte avec la ligne… blanche
Il insultait son père, les hôtesses de l’air et le patron de Sony, le tout avant le troisième chapitre. Dans son autobiographie, Lemmy Kilmister, le cerveau (grillé) de Motörhead, raconte une vie à 200 à l’heure, sans frein ni filtre.
Le sieur Lemmy Kilmister est un mec qui en a. Dès les premières pages de son livre, il s’en prend à son père, à une hôtesse de l’air et à Tomy Motola, le patron de Sony. Le ton est donné : ce fou furieux, né en 1945 à Stoke-on-Trent, qui préside depuis des années à la destinée du groupe Mötorhead et est l’inventeur du « speed metal », a tout connu.
C’est amateur de drogues et de femmes : il considère la guitare comme un « aimant à chattes »… le livre a été écrit bien avant MeToo. Autant dire que côté délingue, c’est le digne successeur de Jerry Lee Lewis au titre de « Monsieur le plus grand déglingué du rock » quand ce dernier aura passé l’arme à gauche.
★★★☆☆
Lemmy Kilmister avec Janiss Garza « Motörhead. La fièvre de la ligne blanche », Camion Blanc, 2004, 286 pages, 22 euros.
Infos : le site de Camion Blanc
