Kelela dépouille son R&B futuriste pour un live intimiste au club Blue Note. Une mise à nu audacieuse où sa voix devient l’instrument principal, révélant la force et la fragilité de son univers.
Jour : 18 février 2025
En 2024, plus personne ne balance d’album sans prévenir. Tout est millimétré, orchestré, marketé. Tout, sauf J. Cole. Le 5 avril, zéro promo, aucun teasing : « Might Delete Later » débarque comme un coup de poing sur la table. Un projet spontané, brut, peut-être même improvisé. Le rappeur de Fayetteville, souvent perçu comme perfectionniste, laisse cette fois couler la sauce sans filtre, sans vernis, comme un carnet de rimes jeté sur un beat.
Thérapie de choc et uppercuts émotionnels : avec « SOS », SZA ne chante pas, elle s’ouvre en deux. Entre rancœurs acides, doutes abyssaux et éclairs d’arrogance divine, elle transforme chaque track en séance d’introspection musclée. Un album-monde où le R&B croise la trap, le rock et la confession brute, sans jamais choisir entre vulnérabilité et puissance.
En 1992, au beau milieu de la frénésie électronique qui s’empare du paysage musical, un quatuor à cordes ose un pari insensé : marier la rigueur classique aux vertiges synthétiques de Kraftwerk. « Possessed », du Balanescu Quartet, est bien plus qu’un simple exercice de style. C’est un coup de génie.
