Nonne en pleine crise de foi, humour noir, critique implicite des autorités religieuses et voyage métaphysique dans une Russie alternative du XIXᵉ siècle : « Indika » ose des audaces rares dans le jeu vidéo, mais se heurte à ses propres ambitions.
Mois : décembre 2025
« Balloon Balloon Balloon » : derrière ce titre presque enfantin, le trio américain poursuit sa veine jangle-pop artisanale, quelque part entre l’exubérance des Byrds période « Mr. Tambourine Man » et la rudesse très home-made d’un Guided by Voices des années Matador.
À l’automne 2001, Björk se replie. « Vespertine » est un disque d’intérieur, de chambres feutrées et de murmures électroniques, pensé à contre-courant du monde extérieur – celui, alors, des attentats, du vacarme médiatique, de la brutalité globale. Après l’exubérance, la chanteuse islandaise opte pour l’infiniment petit : micro-beats, harpes, cliquetis numériques, chœurs diaphanes. Une esthétique du retrait, radicale, cohérente… mais pas toujours habitée.
Une mère décide d’ouvrir sa porte à une migrante, et c’est tout un monde qui se dérobe et se révèle derrière l’hospitalité de façade. « Ce que je sais de Rokia » ne glorifie pas l’accueil : il met à nu ses contradictions, ses malentendus et ses peurs, en faisant de la question migratoire un terrain narratif où la bonne volonté bute sur l’inconnu.
Un album sans lumière au bout du tunnel, mais avec une certitude sourde : certaines voix, même cabossées, refusent de disparaître. Ni les balles, ni le temps, ni le succès n’ont eu raison de Conway The Machine, qui transforme la survie en manifeste et le rap en acte de persistance.
Entre cavale, enquête et chronique intime, Kleber Mendonça Filho filme dans « L’Agent secret » le Brésil de 1977 comme un état de tension permanente. Un thriller politique habité par la mémoire, la peur ordinaire et le cinéma comme refuge.
Si la série « Shōgun » marque autant, ce n’est pas parce qu’elle “relance” le genre historique, mais parce qu’elle rappelle ce que le mot prestige voulait dire avant d’être vidé par l’algorithme : du temps, de la rigueur, une vision. Une série qui ne demande pas ton attention : elle l’exige, et la mérite.
« Super » est un album qui ne hausse jamais la voix. Et c’est pour cette raison même, que trente ans après, il continue de se faire entendre.
Incantatoire, rugueux, profondément incarné, « The New Eve Is Rising » affirme The New Eves comme bien plus qu’un groupe : un collectif en état de transe, qui puise dans des gestes archaïques pour opposer au présent saturé une musique de corps, de voix et de brûlure.
Audacieux, novateur, cet album a redéfini les frontières musicales de son époque. Par son mélange unique de rythmes africains, de funk et de rock expérimental, l’album continue d’inspirer artistes et auditeurs, consolidant sa place parmi les classiques intemporels de la musique moderne.
